Le 6 octobre, à l’occasion de la Journée nationale des aidants, trois études de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) ont mis en lumière le rôle essentiel des aidants — ces personnes qui assistent des proches âgés, malades ou en situation de handicap à domicile — ainsi que les défis croissants auxquels ils font face. Une première étude, publiée en juin 2026, révèle que le nombre de personnes âgées de 16 ans ou plus apportant une aide régulière à un membre de leur famille à domicile a diminué de 6 % entre 2008 et 2022. Ce recul est d’autant plus préoccupant que la demande de soins à domicile ne cesse d’augmenter : en 2022, 2,16 millions de personnes vivant à leur domicile déclaraient avoir besoin d’aide pour au moins une activité quotidienne.
Les aidants restants voient leur charge s’alourdir. En 2022, 51 % d’entre eux gèrent entre 3 et 7 types d’aide différents, contre 40 % en 2008. Environ 40 % consacrent entre 7 et 35 heures par semaine à leur proche, tandis que 13 % y passent au moins 35 heures hebdomadaires. Plus de la moitié des aidants concilient en outre leur mission avec une activité professionnelle, une recherche d’emploi ou des études, ce qui illustre la complexité de leur situation.
Une deuxième étude de la Drees, publiée fin septembre 2026, s’est penchée sur la santé des aidants en Europe et montre que l’intensité de l’aide prodiguée a un impact significatif sur leur bien-être. En France, les aidants les plus investis déclarent une santé physique et mentale plus dégradée que ceux qui n’assument pas de rôle d’aide. Leur santé mentale est particulièrement touchée, ce qui souligne l’importance pour les professionnels de santé d’identifier les aidants lors des consultations et de prendre en compte leur état de santé dans l’élaboration des plans de soins pour leurs proches. Si l’aide aux proches peut renforcer les liens familiaux et donner un sens à la vie, elle peut aussi mener à l’épuisement lorsque les aidants se sentent isolés dans leur démarche.
La troisième étude indique que 36 % des aidants ne prennent aucun temps de repos. Ceux qui prodiguent des soins personnels, gèrent plusieurs tâches ou s’occupent quotidiennement d’un proche sont les plus en demande de répit. Malgré l’existence de solutions d’hébergement temporaire et de services d’aide à domicile, ces dispositifs restent sous-utilisés. Le répit peut prendre diverses formes : repos quotidien, renfort en cas d’urgence, congés, placement temporaire de la personne aidée ou assistance à domicile.
Pour les aider à mieux gérer leurs responsabilités, la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) propose un accompagnement pour faire le point sur leur situation et accéder aux ressources disponibles. Les aidants peuvent prétendre à des droits spécifiques, comme le congé du proche aidant ou l’allocation journalière du proche aidant (AJPA), à demander auprès de la Caisse d’allocations familiales (Caf) ou de la Mutualité sociale agricole (MSA). Ils peuvent également bénéficier d’un congé de solidarité familiale pour accompagner une personne en fin de vie, assorti d’une allocation journalière d’accompagnement pouvant aller jusqu’à 21 jours, voire 42 jours si l’aidant exerce une activité professionnelle à temps partiel. Enfin, ils peuvent solliciter l’aide de leur médecin traitant, des plateformes de répit ou des services sociaux pour s’orienter dans ces démarches et préserver leur santé.
Le fardeau des aidants et leur soutien en France mis en lumière dans des études récentes
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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