Parcours prévu de la manifestation à Lyon

La manifestation prévue à Lyon le 5 novembre doit, selon les informations rapportées, partir de la Manufacture des tabacs dans le 3e arrondissement à 10 h 30 et se terminer place Bellecour, dans le 2e arrondissement.

Validation préfectorale et inquiétudes

Le parcours a été validé « a priori » par la préfecture du Rhône, a déclaré Maud Millier, secrétaire générale de la CGT du Rhône, qui a indiqué que la déclaration de manifestation avait été déposée auprès de la préfecture. Toutefois, l'exercice du droit de manifester reste incertain, la préfecture du Rhône ayant pris plusieurs arrêtés interdisant les rassemblements de protestation sur la voie publique depuis les incidents du 17 octobre dans la Presqu'île.

L'intersyndicale demande le dialogue

L'intersyndicale du Rhône a demandé une rencontre avec la préfecture avant le 5 novembre afin d'évoquer le maintien de l'ordre. Maud Millier a critiqué la manière dont l'ordre est maintenu depuis le 1er mai 2026, qu'elle qualifie de répressive et d'entrave à la liberté de manifester et aux libertés collectives.

Critique de la position du gouvernement

L'intersyndicale a également condamné les déclarations du président Emmanuel Macron selon lesquelles les manifestations de « personnes qui n'ont aucune légitimité » devraient être systématiquement interdites, y voyant une instrumentalisation politique. Léo Girardin, co-secrétaire de Solidaires du Rhône, estime que cette approche vise à dissuader la population de manifester et de formuler des revendications, tandis que Nadine Ben Mahdi, secrétaire départementale de l'UNSA Rhône, a relevé un double standard perçu dans le traitement des différents groupes qui manifestent.

Objectifs de la manifestation

L'intersyndicale espère mobiliser suffisamment de monde pour poursuivre la grève, « bloquer l'économie » et « faire plier le gouvernement ». Elle entend aussi souligner l'absence de l'organisation patronale dans les débats, affirmant que celle-ci n'est tenue responsable ni de ses actes, qu'elle continue de bénéficier de cadeaux fiscaux et qu'elle enregistre des profits sans être menacée.

Appels à des solutions concrètes

Maud Millier a affirmé que l'intersyndicale ne cédera pas avant l'élection présidentielle prévue les 18 avril et 2 mai, soulignant que cette période est propice à l'expression des besoins et des revendications sociales. Mathis Toinon, co-vice-président chargé des services au sein de GAELIS, a critiqué les annonces du ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, et de la ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, qu'il juge « profondément ridicules », tout en reconnaissant qu'elles vont dans la bonne direction mais restent insuffisantes. Maud Millier a insisté sur l'urgence de trouver des solutions concrètes, affirmant qu'elles existent et sont applicables. L'UMIH du Rhône a appelé les lycéens et les salariés au dialogue.