La France se prépare à de vastes manifestations le 17 octobre contre la hausse des prix du carburant et du coût de la vie, la police limitant certains itinéraires à Paris.
Les mobilisations du 17 octobre commencent à s'organiser
Les mobilisations du 17 octobre prennent forme à travers la France, les syndicats et les partis politiques déposant auprès des autorités locales des demandes pour déclarer officiellement leurs manifestations. À Paris, toutefois, le préfet de police a déjà refusé plusieurs parcours proposés.Le mouvement grandit sur les réseaux sociaux
Les mobilisations du 17 octobre devraient être importantes. Elles sont nées sur les réseaux sociaux, sous la forme d'une protestation contre la hausse des prix des carburants et, plus largement, contre le coût de la vie. Le mouvement a gagné en ampleur grâce aux manifestations étudiantes, et les appels à se mobiliser circulent sur les réseaux sociaux depuis plus d'un mois.Syndicats et partis demandent une autorisation
Selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, des groupes politiques comme La France insoumise, un nouveau parti anticapitaliste, ainsi que le syndicat CGT, ont commencé à contacter les autorités locales pour déclarer leurs manifestations. Il a insisté sur le droit de manifester et de faire grève, tout en mettant en garde contre des risques de violences, affirmant que le mouvement est passé des étudiants aux violences urbaines.La police parisienne bloque des axes clés
À Paris, le préfet de police a déjà commencé à interdire certains parcours de manifestation. L'assemblée générale de l'Interfac IDF a déclaré une manifestation entre la place de la République et la place de la Concorde, mais le préfet de police Patrice Faure a refusé ce parcours, invoquant de sérieux risques de troubles à l'ordre public.Des parcours alternatifs proposés puis rejetés
La préfecture a proposé un itinéraire alternatif reliant République à Nation, que les organisateurs ont refusé. Un autre parcours reste disponible, a ajouté la préfecture de police. Une autre manifestation était prévue par les gilets jaunes et des syndicats, mais la police a proposé un parcours différent afin d'empêcher que les deux cortèges ne se rejoignent.Préparatifs de la journée en cours
Une réunion s'est tenue au ministère de l'Intérieur, où les responsables ont préparé la journée. Le ministre estime que la « mouvance ultragauche » cherche à faire monter la tension, et des craintes existent quant à l'infiltration de blocs noirs dans plusieurs grandes villes. Les forces de l'ordre répondront fermement à toute violence ou à tout blocage.Attentes pour la manifestation parisienne
Selon les estimations officielles, entre 20 000 et 40 000 personnes devraient défiler à Paris samedi. Le préfet de police de Paris a pris un arrêté interdisant la manifestation sur le parcours choisi par l'assemblée générale de l'Interfac IDF, en raison de préoccupations liées à l'ordre public.