Les mises en chantier de construction non résidentielle en France ont chuté de 3,8 % au T3 2026, contrastant avec une légère hausse des permis, signe de signaux contrastés pour le secteur.
Mises en chantier de bâtiments non résidentiels en baisse au troisième trimestre 2026
La construction de bâtiments non résidentiels en France a reculé de 3,8 % au troisième trimestre 2026 par rapport à la même période de 2025. Le Service des données et études statistiques (SDES) indique que 5,3 millions de mètres carrés de bâtiments non résidentiels ont été mis en chantier entre juillet et septembre.Les permis de construire restent presque stables
Dans le même temps, la surface autorisée par les permis de construire a atteint 10,2 millions de mètres carrés, un niveau presque identique à celui d'un an plus tôt, avec une légère hausse de 0,1 %. Ce contraste peut intéresser les entreprises du bâtiment et les investisseurs immobiliers qui suivent l'évolution des nouveaux projets.Permis et mises en chantier correspondent à des étapes différentes
Le SDES distingue deux étapes dans le développement immobilier. Un permis de construire signifie qu'un projet a franchi une étape administrative, tandis qu'une mise en chantier signifie que les travaux ont officiellement commencé. Ces deux chiffres ne concernent pas forcément les mêmes projets ni les mêmes calendriers.Écart entre permis et mises en chantier
Au troisième trimestre, le nombre de projets mis en chantier a diminué de 3,8 %, alors que les permis n'ont progressé que de 0,1 %. Cet écart laisse penser que l'activité de construction actuelle est moins dynamique que le flux de projets approuvés. Toutefois, les raisons de ce changement ne sont pas encore claires.Plusieurs secteurs inclus dans les données
Les statistiques couvrent différents types de bâtiments non résidentiels, notamment les bureaux, les commerces, les entrepôts, les bâtiments industriels et les équipements publics. Les chiffres globaux ne doivent pas être appliqués à des secteurs particuliers sans analyse complémentaire.Sur une année glissante, les tendances diffèrent
D'octobre 2025 à septembre 2026, les permis de construire de bâtiments non résidentiels ont totalisé 37 millions de mètres carrés, soit un recul de 3 % par rapport à l'année précédente. En revanche, la surface des projets mis en chantier a atteint 21 millions de mètres carrés, en hausse de 3,3 % sur la même période.Les données trimestrielles ne reflètent pas forcément les tendances annuelles
L'écart entre les données trimestrielles et celles de l'année glissante est important. La baisse des mises en chantier durant l'été est intervenue après une période de démarrages de projets plus soutenue. La baisse trimestrielle ne doit donc pas être interprétée comme le signe d'un recul annuel majeur.Permis et mises en chantier apportent des informations différentes
Pour les entreprises du bâtiment, les deux séries de données sont complémentaires. Les projets mis en chantier indiquent des opérations entrant dans la phase de réalisation, tandis que les permis annoncent des projets potentiels à venir. Ni l'une ni l'autre ne mesure directement les commandes signées, le chiffre d'affaires ou l'emploi.Les intentions d'investissement industriel restent positives
Les industriels affichent des intentions d'investissement relativement favorables. Selon l'Insee, le solde d'opinion sur les investissements dans l'industrie manufacturière entre 2026 et 2027 s'établit à +19. Toutefois, les dirigeants sont moins optimistes quant à la demande à court terme et signalent une dégradation de leur trésorerie.Sources des données et révisions
Les données du SDES proviennent des registres administratifs Sitadel sur les autorisations d'urbanisme. Depuis mars 2026, le système Sitadel3 a remplacé Sitadel2, ce qui entraîne certaines révisions des chiffres. Le service fournit également des données par type de bâtiment et par région, ce qui permet d'analyser les différences entre les zones économiques.