Le PIB de la Guinée devrait bondir de 10,3 % par an entre 2026 et 2028, porté par les exportations de minerai de fer de Simandou, mais des défis subsistent pour traduire cette croissance en emplois inclusifs.
Les perspectives de croissance économique de la Guinée
La Guinée devrait compter parmi les économies du monde affichant la croissance la plus rapide, avec une croissance moyenne du PIB réel de 10,3 % entre 2026 et 2028. Cette prévision repose en grande partie sur les exportations de minerai de fer de la mine de Simandou, dont l'exploitation a débuté en novembre 2025.Le rôle du secteur minier dans la croissance
La Banque mondiale prévoit que le secteur minier guinéen progressera de 20,2 % en 2026 et de 27,8 % en 2027. Cette expansion rapide devrait se poursuivre en 2028, avec une croissance projetée de 10,7 %. Sur l'ensemble de la période, la contribution du secteur minier à la croissance globale du PIB est considérable.Les résultats économiques récents
En 2025, le PIB réel de la Guinée a progressé de 7,4 %, soutenu par une hausse de 13,9 % de l'extraction minière. La production de bauxite a augmenté de 30 % au cours de cette période, et les secteurs des services et de l'agriculture ont également connu une croissance positive. L'inflation est passée de 5,1 % en 2024 à 3,2 % en 2025.Les défis de la transformation de la croissance en amélioration du niveau de vie
Malgré ces indicateurs économiques positifs, la Banque mondiale met en garde : la croissance seule pourrait ne pas améliorer sensiblement le niveau de vie des ménages. Entre 2019 et 2022, environ 1,2 million de personnes en Guinée sont passées sous le seuil de pauvreté national. Le défi consiste à créer des emplois productifs et inclusifs à partir d'une croissance fondée sur les ressources naturelles.Les risques pesant sur la croissance économique
Les perspectives économiques de la Guinée sont incertaines en raison de facteurs tels que les tensions internationales qui font grimper le prix du pétrole et des transports, ainsi qu'un ralentissement possible de la croissance mondiale. La Banque mondiale met également en garde contre le risque de « syndrome hollandais », selon lequel un afflux de recettes issues des ressources naturelles pourrait affaiblir d'autres secteurs exportateurs, comme l'agriculture et l'industrie.Évolutions économiques régionales
En Afrique de l'Ouest, la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a assoupli les règles régissant la manière dont les émetteurs de monnaie électronique doivent détenir les fonds. En Algérie, les abonnements à la fibre optique ont dépassé les 4 millions, et les prix ont nettement baissé. Par ailleurs, l'Afrique du Sud et la Zambie font progresser des projets d'énergie renouvelable, dont l'énergie solaire, afin de diversifier leurs sources d'énergie.