Guinée et le Groupe de la Banque mondiale ont présenté un nouveau Cadre de partenariat-pays (CPF), qui guidera leur collaboration de 2027 à 2033. Ce cadre vise à soutenir les réformes économiques de la Guinée, en se concentrant sur des domaines tels que la gouvernance, les infrastructures, le capital humain et la croissance du secteur privé. Le lancement a eu lieu lundi 5 octobre, lors d’une réunion entre le ministère guinéen de l’Économie, des Finances et du Budget et une délégation de la Banque mondiale, dirigée par Ousmane Diagana, vice-président de l’institution pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Le CPF s’articule autour de quatre axes principaux : l’amélioration de la gouvernance économique, le renforcement du capital humain, le développement des infrastructures énergétiques et de transport, et l’attraction des investissements privés pour créer des emplois.
Ce partenariat s’appuiera sur une approche intitulée « One World Bank Group », qui intègre les efforts de trois entités de la Banque mondiale : l’Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Cette méthode vise à mobiliser le capital privé dans des secteurs clés comme l’agro-industrie, l’énergie, les infrastructures et l’industrie manufacturière. Pour Mariama Ciré Sylla, ministre guinéenne de l’Économie, le CPF représente « un levier important pour soutenir la transformation économique du pays ». Elle a souligné les réformes engagées dans le cadre de l’initiative « Simandou 2040 », dont l’objectif est de diversifier l’économie, créer davantage d’emplois et accroître l’implication du secteur privé.
Au cours des trois premières années du CPF, la Guinée devrait recevoir environ 471 millions de dollars de l’IDA, dans le cadre du cycle de financement IDA21. Le portefeuille actuel de l’IDA en Guinée dépasse déjà 1,5 milliard de dollars. Ce nouveau partenariat s’inscrit dans la stratégie de la Guinée pour tirer davantage profit de l’exploitation du minerai de fer de Simandou, dont le développement devrait stimuler la diversification économique. La Banque mondiale projette que l’économie guinéenne croîtra en moyenne de 10,3 % entre 2026 et 2028, principalement grâce au développement de son secteur minier et à l’augmentation des exportations de minerai de fer.
Ousmane Diagana a salué les progrès de la Guinée et appelé à l’accélération des réformes pour créer plus d’emplois et mieux valoriser le capital humain. Il a indiqué que la croissance devrait atteindre environ 9 % en 2027, selon les dernières projections. La Banque mondiale anticipe également une amélioration progressive des finances publiques et un recul de l’inflation, ce qui devrait contribuer à augmenter le revenu réel des ménages. Toutefois, les perspectives restent incertaines en raison de risques potentiels tels que des perturbations du commerce mondial, des chocs climatiques, des problèmes de liquidité dans le secteur bancaire et les effets des crises géopolitiques.
La Guinée et la Banque mondiale lancent un nouveau cadre de partenariat économique pour 2027-2033
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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