Le président français Macron met en avant la préférence européenne pour les véhicules face à la concurrence mondiale, notamment chinoise, à l'approche du Salon de l'automobile.
Macron insiste sur la préférence européenne dans l'industrie automobile
Le président français Emmanuel Macron a souligné la nécessité pour l'Europe de donner la priorité à ses propres véhicules face à la concurrence mondiale, en particulier celle de la Chine, à l'approche du Salon mondial de l'automobile. Le président reçoit une soixantaine d'acteurs de l'industrie européenne lors d'un dîner au palais de l'Élysée, dimanche 11 octobre, à l'occasion duquel il exposera sa vision pour le secteur automobile européen.Constructeurs chinois exclus de l'événement
Le palais de l'Élysée a confirmé qu'aucun constructeur chinois ne participera à l'événement. Seuls les acteurs de l'industrie « qui investissent en Europe depuis longtemps » sont invités, selon la présidence. Macron veut se poser en défenseur des constructeurs européens face aux concurrents asiatiques à bas coûts.Exportations de véhicules chinois et réponse de l'UE
La Chine produit et exporte environ 55 millions de véhicules par an, alors que le marché européen a une capacité de 12 millions. La Chine a accepté de ralentir ses exportations de véhicules hybrides vers l'UE, ce qui pourrait empêcher l'arrivée en Europe de millions de ces véhicules. Cela pourrait conduire à des mesures de quotas sur les hybrides, après les surtaxes déjà en place sur les véhicules électriques.L'électrification, moteur de la croissance en France
L'électrification est mise en avant comme un moteur clé de la reprise du marché et de la production en France. La part des véhicules électriques en France est passée de 1 % en 2017 à 40 % en septembre 2023. La mention « Made in France » gagne du terrain dans les batteries de ces véhicules, qui représentent désormais 26 % des immatriculations de voitures neuves.L'Europe cherche à consolider ses acquis
Le défi consiste désormais à consolider ces acquis à l'échelle européenne. L'Europe doit soutenir sa propre production face à une concurrence internationale accrue, selon l'Élysée. Des discussions sont en cours entre Paris et Berlin pour renforcer la préférence européenne et le soutien à l'industrie.L'UE pousse en faveur des biens fabriqués en Europe
La Commission européenne a proposé en mars que les entreprises des secteurs stratégiques, comme l'automobile, s'approvisionnent en biens « Made in Europe » pour continuer à recevoir des fonds publics. Cette mesure est depuis longtemps réclamée par la France. Bruxelles souhaite inclure les biens provenant de certains partenaires commerciaux de l'UE, un principe soutenu par l'Allemagne et plusieurs autres pays sous le concept « Made with Europe ».Macron visite les sites clés de l'industrie
Macron se rendra lundi sur les stands de Valeo, Renault, Stellantis et à l'Usine de l'innovation. Il présidera ensuite une table ronde consacrée aux véhicules autonomes, mettant en avant l'importance de l'innovation dans le secteur.