Macron met l'accord UE-Chine sur les véhicules hybrides en avant

Lors de l'ouverture du Mondial de l'automobile de Paris, le président français Emmanuel Macron a mis en avant un accord entre l'UE et la Chine sur les véhicules hybrides et a laissé entendre qu'un accord « imminent » avec l'Allemagne était en préparation. Ses déclarations relevaient davantage d'intentions que de plans détaillés, et plusieurs points restent flous.

Macron visite les stands du salon

Macron a parcouru les stands du salon, examinant les coûts de production des batteries et testant des futurs modèles exposés. L'événement comptait plus de 60 exposants, dont plus d'un tiers de marques chinoises, notamment GAC, BYD et Zeekr, qui ont présenté leurs produits avec un soin manifeste.

Les marques chinoises sur le marché européen

Les marques chinoises représentent actuellement environ 10 % des ventes de véhicules en Europe, alors que le marché automobile du continent n'a pas encore retrouvé son niveau d'avant la pandémie. Le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, a qualifié le défi posé par les concurrents étrangers de « choc », qui oblige le secteur à repenser sa position.

L'UE propose des limites d'importation pour les véhicules hybrides

Le commissaire européen au Commerce, Maros Šefčovič, a annoncé un accord visant les véhicules hybrides et hybrides rechargeables importés de Chine. Un responsable européen a évoqué une limite annuelle proposée de 350 000 véhicules de ce type, bien que les modalités concrètes de son application restent floues.

Macron défend la limite proposée

Macron considère cette limite comme un moyen de protéger le marché européen d'une concurrence qu'il qualifie de déloyale, et comme le fruit de années d'efforts. Toutefois, l'efficacité de ce plafond reste incertaine, d'autant que certaines entreprises chinoises envisagent déjà une production locale en Europe.

L'accord avec l'Allemagne reste vague

Macron a évoqué un futur accord avec l'Allemagne destiné à introduire de la « flexibilité » et à fixer des règles sur la teneur européenne des véhicules. Les détails restent toutefois peu précis, ce qui rend difficile de déterminer si l'accent porte sur les pièces fabriquées en Europe, sur la réglementation environnementale ou sur autre chose.

Des entreprises chinoises envisagent une production locale

Du côté chinois, Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, a indiqué que la France était envisagée pour une future usine, sans calendrier fixé. François Roudier, de l'OICA, a rappelé que les constructeurs japonais et coréens avaient d'abord exporté leurs véhicules avant d'implanter leur production en Europe, ce qui suggère que les politiques européennes pourraient devoir s'adapter à cette tendance.

Macron essaie un modèle électrique Citroën

Sur le stand de Stellantis, Macron a testé un futur modèle électrique Citroën inspiré de la 2CV, dont le prix serait inférieur à 15 000 euros. Si ce prix est confirmé, il pourrait constituer une forte concurrence pour les modèles chinois les plus abordables, même si une seule citadine ne suffira sans doute pas à relever les défis plus vastes auxquels l'industrie automobile est confrontée.

Une table ronde sur les véhicules autonomes à venir

Macron devait également participer à une table ronde sur les véhicules autonomes, un secteur où la concurrence est vive. L'efficacité des politiques annoncées apparaîtra plus clairement dans les prochains mois, à mesure que des détails seront publiés.