Marine Le Pen, dirigeante du parti d’extrême droite Rassemblement National (RN) en France, a dévoilé un plan économique visant à éloigner son parti des politiques socialistes. Ce plan prévoit notamment des réductions budgétaires, une capitalisation partielle des fonds de pension et un objectif d’économies nettes de 140 milliards d’euros d’ici 2032. Cela permettrait de ramener les dépenses publiques à moins de 50 % du produit intérieur brut (PIB) du pays, une baisse significative. Le programme prévoit également 30 milliards d’euros de baisses d’impôts, la suppression de « presque tous » les organismes publics jugés superflus, ainsi qu’une simplification de la structure administrative complexe des régions du pays. Il propose en outre de ne pas remplacer certains fonctionnaires partant à la retraite et inclut une mesure visant à constitutionnaliser la « règle d’or » par référendum, ce qui imposerait une réduction progressive de la dette publique. Ce programme économique vise à rassurer les marchés financiers et les créanciers internationaux face aux niveaux élevés de dette de la France. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un virage complet vers des politiques économiques libérales pour le Rassemblement National, ce plan intègre certains principes économiques clés. Jordan Bardella, dont la nomination comme futur Premier ministre en cas de victoire du parti a été confirmée, a joué un rôle majeur dans cette évolution. Éric Ciotti, figure importante de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP), a également contribué à orienter cette politique. L’article souligne par ailleurs une crise croissante dans les lycées français, où 266 000 jeunes se sont récemment mobilisés dans la rue. Ces manifestations sont liées à la dégradation de l’état du système éducatif, notamment avec la mise en place d’un collège unique et l’introduction massive du baccalauréat pour presque tous les élèves. Les critiques estiment que ces réformes ont affaibli l’autorité des enseignants et alimenté un sentiment de frustration chez les élèves. Une analyse citée dans l’article suggère que les jeunes réagissent aux politiques des partis ayant contribué au déclin du système scolaire, allant jusqu’à évoquer une situation décrite comme la « tiers-mondialisation » de l’éducation. Donald Trump a commenté la situation, qualifiant les événements en France de « rien de moins qu’une immigration de masse incontrôlable » et suggérant que le problème relève d’une volonté de l’islam de s’emparer d’un pays autrefois grand. Bien que cette perspective soit partiale et controversée, elle met en lumière les inquiétudes concernant le recrutement de jeunes issus des quartiers urbains, qui ont rejoint la cause palestinienne ou des mouvements extrémistes islamistes. Des images ont notamment montré des jeunes au lycée François-Villon à Beaugency (Loiret) et dans l’église Saint-Hilaire à Soullans (Vendée) récitant un rap rendant hommage aux terroristes Mohamed Merah et Salah Abdeslam.