Marine Le Pen, dirigeante du parti d’extrême droite Rassemblement National, a proposé un plan financier visant à améliorer les finances publiques de la France. Ce plan a pour objectif de réduire le déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB du pays d’ici 2030 et prévoit un total de 140 milliards d’euros de réductions de dépenses d’ici 2032. Il inclurait 30 milliards d’euros de baisses d’impôts, avec des mesures ciblant notamment les impôts de production et ce que Le Pen a qualifié de « taxes papier ». Elle a qualifié ce plan de « trajectoire particulièrement solide mais exigeante », soulignant la nécessité d’une discipline fiscale significative. Le Pen a présenté ce plan alors que la France fait face à une pression financière accrue, les investisseurs et les marchés financiers surveillant de près la stabilité économique du pays. Elle a critiqué les politiques du gouvernement du président Emmanuel Macron, l’accusant de « gaspillages macronistes » et indiquant avoir relevé l’effort fiscal nécessaire, passant d’un objectif initial de 125 milliards d’euros d’économies d’ici 2030 à 140 milliards d’euros d’économies nettes d’ici 2032 par rapport à 2026. Elle a insisté sur le fait qu’elle espère éviter de nouvelles augmentations de cet objectif, sauf si la situation économique se dégrade avant le second tour de l’élection présidentielle prévu le 2 mai. Pour atteindre les 140 milliards d’euros de réductions de dépenses, le Rassemblement National promet de réduire les impôts d’au moins 30 milliards d’euros grâce à des mesures telles que la baisse des impôts de production de 20 milliards d’euros et la simplification des procédures administratives. Le Pen a affirmé que ses politiques permettraient de rétablir l’équilibre budgétaire primaire dans les 18 mois et de ramener le déficit public sous la barre des 3 % du PIB d’ici 2030. Elle a également promis qu’à la fin de son mandat en 2032, le déficit public serait inférieur à 2,5 % du PIB et la dette publique s’élèverait à 112 %, contre les chiffres actuels de 5,4 % et 119 %. Les dépenses publiques passeraient sous la barre des 50 % du PIB, contre 57 % actuellement. Le Pen a réitéré son intention d’instaurer une « règle d’or budgétaire », qui serait soumise à référendum. Cette règle limiterait le déficit public à un niveau permettant à la France de réduire progressivement son endettement. Elle a précisé qu’un plafond arbitraire du déficit, comme 1 %, pourrait sembler simple, mais relèverait d’une décision politique sans justification économique claire. À la place, elle a défendu une approche plus flexible, alignée sur les réalités financières du pays.