En réponse aux déclarations de Mathieu Lefèvre, ministre français, une association représentant l’économie sociale et solidaire (ESS) a précisé que les acteurs de ce secteur ne sont pas responsables de l’exportation des déchets textiles vers d’autres régions du monde. Le gouvernement a reconnu ce point, selon l’association.
Lors d’un entretien avec Ouest France le 30 septembre, Lefèvre a présenté les grandes lignes d’une réforme à venir qui entrera en vigueur le 1er janvier de l’année suivante. Cette réforme maintiendra un soutien exceptionnel aux acteurs du tri des déchets au niveau de 2026, mais avec des ajustements basés sur les performances industrielles et environnementales. À partir de 2027, un nouveau cadre pour l’industrie textile française fixera des objectifs précis en matière de collecte, de tri et de recyclage des vêtements usagés, des textiles d’habillement et des chaussures. Lefèvre a souligné que « nous n’abandonnerons pas les acteurs de l’économie sociale et solidaire », ajoutant que « clairement, nous ne pouvons pas soutenir des acteurs qui exportent nos déchets de l’autre côté de la planète pour les trier ».
Ces propos ont suscité des critiques de la part d’Emmaüs, acteur majeur de la collecte et de la valorisation des textiles en France. Emmaüs affirme être confronté à un volume croissant de « surproduction de vêtements ultra-polluants (responsables de près de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre) et insuffisamment régulés ». Ce problème, selon l’association, préexiste à l’essor des tendances ultra-fugaces de la mode. Emmaüs fait valoir que, faute de débouchés locaux pour les vêtements usagés, les acteurs de l’économie sociale et solidaire sont contraints d’exporter une partie des articles collectés. L’organisation se défend contre les accusations d’exportation de déchets, affirmant qu’elle n’envoie à l’étranger qu’une faible part des vêtements triés en France, qui sont aptes à la réutilisation et peuvent générer une activité économique.
Emmaüs réclame depuis longtemps du gouvernement les moyens nécessaires pour que les acteurs de la collecte et du tri des textiles puissent remplir leur mission et développer le secteur. Cette demande est devenue plus pressante ces derniers mois. Le ministère a tenté de calmer le jeu en précisant que les propos de Lefèvre ne visaient pas Emmaüs lors de son entretien avec Ouest France. Le cabinet du ministre a clarifié que les remarques du ministre ciblaient la pratique consistant à collecter des textiles en France pour les exporter ensuite à l’étranger en vue de leur tri. Il a salué le modèle d’Emmaüs et exprimé le souhait de « renforcer » cette approche, reconnaissant le rôle de telles organisations dans la gestion des défis liés aux déchets textiles et la promotion de pratiques durables.
Le gouvernement français et l’Association du recyclage textile s’affrontent sur les pratiques d’exportation des déchets
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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