Les librairies françaises font face à l'incertitude, alors que des menaces de pillage planent à l'approche du 26 octobre ; certaines sont endommagées, d'autres envisagent des mesures d'autodéfense.
Des librairies françaises dans l'incertitude
À l'approche de la date de mobilisation du 24 octobre, les librairies de toute la France ne savent pas si elles doivent ouvrir leurs portes ou rester fermées, en raison des menaces persistantes de pillages et de vandalisme. La situation s'est aggravée à la suite d'incidents récents, notamment le pillage de magasins le 17 octobre, qui a laissé de nombreuses librairies endommagées ou détruites dans des villes comme Paris, Grenoble et Strasbourg.Un recul des ventes dans le secteur
Selon un rapport du Syndicat de la librairie française, les ventes du secteur sont en baisse, avec un recul de 6,2 % en volume et de 5,4 % en valeur au premier semestre 2026. Les librairies indépendantes ont également enregistré une baisse de 1,1 % de leur chiffre d'affaires, ce qui accentue la pression sur des entreprises déjà fragiles.Certaines boutiques endommagées, d'autres sur la réserve
Certaines librairies ont subi les violences, avec des vitrines brisées et des stocks pillés, tandis que d'autres hésitent à rouvrir. La situation a suscité des discussions sur le besoin éventuel d'aides financières, certaines boutiques ayant bénéficié de prêts à taux zéro et de reports de paiement. Toutefois, la crainte de nouvelles violences a conduit à envisager des mesures d'autodéfense, même si beaucoup préfèrent éviter ce type de solution.Les librairies argentines en net recul
Au-delà des difficultés rencontrées en France, les librairies argentines connaissent une chute importante de leur chiffre d'affaires : une baisse signalée de 41,5 % en valeur réelle entre les huit premiers mois de 2023 et la même période de 2026. La Fédération des librairies indépendantes argentines (FALPA) a déclaré l'état d'urgence dans le secteur et réclame l'intervention du gouvernement.Inquiétudes aux États-Unis et au Royaume-Uni
Aux États-Unis, huit librairies indépendantes ont exprimé leur inquiétude quant à l'impact potentiel de la politique antiterroriste de Trump sur leur activité. Au Royaume-Uni, une enquête a révélé que neuf visiteurs de librairies sur dix déclarent se sentir de meilleure humeur après leur visite, ce qui souligne la valeur culturelle et émotionnelle de ces lieux.Nouveaux modèles et plaidoyer
La situation a également relancé le débat plus large sur le rôle des librairies dans la société, certaines plaidant pour leur protection en tant que lieux culturels et espaces de vie communautaire. Face à ces difficultés, certaines librairies explorent de nouveaux modèles, comme le concept de café-librairie, tandis que d'autres cherchent à élargir leur audience grâce à la vente en ligne et à des partenariats.