Le mercredi 7 octobre, Maud Bregeon, ministre française de l’Énergie, a annoncé les résultats des dernières sessions d’appels d’offres photovoltaïques lors du congrès national de France Renouvelables. Ces appels d’offres s’inscrivent dans la stratégie du gouvernement visant à promouvoir les énergies renouvelables en invitant les entreprises à soumissionner pour obtenir le droit de construire des centrales solaires. L’appel d’offres pour les centrales photovoltaïques au sol a reçu 125 candidatures, représentant une capacité totale de 930 mégawatts-crête (MWc). Ce chiffre témoigne d’une baisse significative des prix, avec un coût moyen pondéré désormais fixé à 60 euros par mégawatt-heure (€/MWh), contre environ 80 €/MWh fin 2025. Les installations photovoltaïques de plus petite taille, comprises entre 100 et 500 kWc, ont également enregistré une diminution notable des prix moyens, établis à 75 €/MWh. Pour Bregeon, cette réduction illustre les « gains de compétitivité réalisés par la filière ». Elle a souligné l’objectif du gouvernement de réduire les subventions, affirmant : « il ne faut pas créer de rente », et a appelé à utiliser ces baisses de coûts pour bâtir « un socle solide pour l’avenir ». À plus long terme, Bregeon a indiqué que le prochain défi consistera à démontrer que les énergies renouvelables peuvent gérer leur flexibilité, c’est-à-dire leur capacité à s’adapter aux variations de la demande et de l’offre d’énergie. Cette question figurera au cœur du nouveau plan d’électrification du gouvernement. La ministre a également confirmé qu’un appel d’offres technologiquement neutre, ouvert à différentes technologies d’énergies renouvelables, sera lancé au début de l’année 2027. Cette initiative devrait permettre de diversifier davantage et de renforcer le secteur des énergies renouvelables en France.