En Éthiopie, les tensions ne faiblissent pas : plusieurs fronts militaires sont désormais actifs simultanément dans différentes zones du nord du pays. Un nouveau front s’est ouvert vendredi autour de la rivière Tezeke, dans l’ouest du Tigré. Le conflit, qui a débuté fin 2020, oppose le gouvernement éthiopien au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), un groupe politique régional. Les combats ont entraîné d’importants déplacements de population, une crise humanitaire et une préoccupation internationale quant à leur impact sur les civils. La situation s’est encore complexifiée, car différents groupes continuent de s’affronter dans plusieurs régions. En plus des nouveaux affrontements près de la rivière Tezeke, des clashes ont été signalés dans d’autres parties du Tigré ainsi que dans des zones voisines comme l’Amhara et l’Afar. Ces conflits impliquent souvent des milices locales, des armées régionales, et parfois même des acteurs étrangers, rendant la situation difficile à suivre et à résoudre. Le gouvernement éthiopien accuse le TPLF de continuer à déstabiliser la région, tandis que le TPLF affirme qu’il défend sa population contre ce qu’il qualifie de campagne agressive menée par le gouvernement fédéral. Les deux camps ont mené une série d’opérations militaires, entraînant d’importantes pertes en vies humaines et des dégâts matériels. Des organisations internationales ont appelé à un cessez-le-feu immédiat et à un retour aux négociations de paix. Les efforts pour trouver une issue au conflit se heurtent à des défis, car la méfiance entre les parties reste forte. Le conflit a également attiré l’attention de la communauté internationale, plusieurs pays et organisations exhortant à une résolution pacifique. Toutefois, avec plusieurs fronts toujours actifs, la voie vers la paix reste incertaine.