Les forces rebelles de la région du Tigré seraient en train d’évacuer en grand nombre de Mekele, la capitale de la région, alors que les troupes fédérales éthiopiennes progressent vers la ville. Selon un journaliste local cité par l’agence de presse française AFP, aussi bien les dirigeants que les combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) quittent la zone en nombre significatif. Le TPLF est engagé dans un conflit avec le gouvernement fédéral éthiopien depuis 2020, conflit qui a débuté après que le gouvernement fédéral a accusé le TPLF de ne pas respecter la nouvelle constitution du pays. Ce conflit a entraîné des violences généralisées, des déplacements massifs et des crises humanitaires dans la région. Avant le début des hostilités, le TPLF contrôlait une grande partie des affaires politiques et militaires du pays. Les récents développements laissent penser que le TPLF pourrait se retirer de Mekele, qui constituait l’un de ses bastions clés. Cette manœuvre pourrait indiquer un tournant dans le conflit en cours, bien qu’il reste difficile de déterminer si cela s’agit d’une retraite stratégique ou d’un changement plus large de la position du TPLF dans la guerre. La situation au Tigré reste tendue, avec des rapports faisant état de combats persistants et une incertitude quant à l’avenir de la région. Le gouvernement éthiopien s’efforce de rétablir l’autorité centrale au Tigré, qui était sous le contrôle du TPLF depuis de nombreuses années. À mesure que les forces fédérales se rapprochent de Mekele, le départ des membres du TPLF soulève des questions sur l’avenir du groupe et la stabilité de la région. Des observateurs internationaux ont appelé à une résolution pacifique du conflit, qui a eu de graves conséquences humanitaires pour la population locale.