Les études sur le bonheur ont depuis longtemps montré que les relations personnelles sont essentielles à notre bien-être. Cependant, une activité spécifique — manger avec ses proches — pourrait jouer un rôle clé dans l’augmentation de notre bonheur. En 1938, des scientifiques de l’université Harvard ont lancé une étude à long terme sur le bonheur en suivant plus de 1 300 personnes pendant 80 ans. L’une des conclusions les plus importantes de cette recherche a été l’impact significatif des relations personnelles sur le bonheur et la santé. Robert Waldinger, directeur de l’étude et professeur à l’université Harvard, a expliqué que, si prendre soin de son corps est important, entretenir des relations solides relève également d’un soin personnel. Une leçon majeure de cette recherche est la valeur des expériences partagées, en particulier des repas partagés, qui sont de plus en plus négligés dans la vie moderne.
Le Rapport mondial sur le bonheur, publié chaque année depuis plus d’une décennie, a systématiquement souligné l’importance des liens sociaux dans la formation du bonheur individuel et national, à travers différentes cultures. Les chercheurs ont relevé des variations dans la fréquence à laquelle les gens partagent leurs repas : dans certains pays, la plupart des repas sont pris en famille, tandis que dans d’autres, ils sont souvent consommés seul. Ces différences ne s’expliquent pas entièrement par des facteurs comme le revenu, l’éducation ou l’emploi. Aux États-Unis, par exemple, les données de l’American Time Use Survey montrent que de plus en plus d’Américains mangent seuls. En 2023, environ un quart des Américains ont déclaré avoir pris tous leurs repas seuls la veille, soit une augmentation de 53 % depuis 2003. Cette tendance s’observe dans tous les groupes d’âge, mais elle est particulièrement marquée chez les jeunes, ce qui suscite des inquiétudes quant à son impact sur la santé mentale.
Manger avec d’autres, qu’il s’agisse de la famille, des amis, des collègues ou même de connaissances occasionnelles, ne se réduit pas à une simple activité sociale. Cela peut influencer de manière significative la satisfaction globale de la vie. Des recherches ont révélé que les repas partagés constituent un indicateur fort de bonheur, comparable à des facteurs comme le revenu ou le statut professionnel. Les personnes qui mangent régulièrement avec d’autres rapportent des niveaux plus élevés de satisfaction dans la vie, ainsi que des émotions positives, et des niveaux plus bas d’émotions négatives. Ces résultats sont cohérents à travers différents âges, genres, pays, cultures et régions. La capacité des repas partagés à améliorer le bien-être semble donc être un phénomène universel.
Selon Jan-Emmanuel De Neve, rédacteur en chef du Rapport mondial sur le bonheur et directeur du Wellbeing Research Centre à l’université d’Oxford, il existerait un nombre optimal de repas partagés contribuant au bien-être. Il suggère que, sur une période de sept jours, le nombre idéal de déjeuners et dîners partagés serait de 13 sur 14. Cette observation souligne l’importance de maintenir des interactions sociales régulières à travers les repas partagés, même dans un monde où manger seul devient de plus en plus courant.
Les repas partagés sont associés à des niveaux de bonheur plus élevés dans différentes cultures
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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