Deux hommes poursuivis pour trafic de stupéfiants devant le tribunal

Deux hommes ont comparu devant le tribunal correctionnel de Nîmes le 12 octobre pour s'expliquer sur leur implication dans une affaire de trafic de stupéfiants au quartier des Escanaux, à Bagnols.

Une opération de police met les suspects au jour

Le 9 octobre, les forces de l'ordre surveillaient le secteur lorsqu'elles ont vu un jeune homme prendre la fuite en s'apercevant de la présence des policiers à proximité. Le jeune homme a été suivi jusqu'à un immeuble, et les policiers ont identifié l'appartement. Personne à l'intérieur ne voulait ouvrir la porte, si bien qu'elle a été forcée.

L'étudiant interpellé explique ses actes

Trois jeunes hommes se trouvaient à l'intérieur, dont celui qui avait pris la fuite à pied. L'étudiant, interpellé, a déclaré qu'il y avait eu des manifestations de lycéens le 9 octobre, donc pas de cours, et qu'il avait décidé d'aller acheter sa dose au point de deal bagnolais. Il avait sur lui 1 130 euros en espèces.

Un suspect âgé se présente comme guetteur

À ses côtés se trouvait un homme de 57 ans décrit comme « le doyen des guetteurs », qui est le locataire réel du logement social où l'autre prévenu a été arrêté. Au moment de l'intervention policière, il « travaillait » et surveillait le point de deal.

Les déclarations inhabituelles d'un suspect suscitent des interrogations

Âgé d'une cinquantaine d'années, cet homme, condamné en septembre 2025, est aujourd'hui en état de récidive légale. Il a affirmé ne pas être allé dans son appartement depuis des mois. Interrogé sur l'endroit où il dormait, il a répondu : « Chez des copines », en adressant un clin d'œil complice à l'autre prévenu.

Une invalidité contestée par un emploi du temps chargé

Le suspect a livré une série de détails surprenants sur sa situation, affirmant être invalide à 85 % depuis 1991. Il a toutefois ensuite insisté sur le fait qu'il travaillait chaque jour de 10 heures à 2 heures du matin, soit un emploi du temps de 16 heures par jour, week-ends compris, ce qui dépasse largement les conventions collectives et pourrait entraîner des réclamations de la Sécurité sociale, qui lui verse des prestations liées à son invalidité depuis de nombreuses années.

Le parquet requiert de la prison

Le procureur Stéphane Bertrand a requis 18 mois de prison avec maintien en détention à l'encontre des deux complices, soulignant qu'ils sont connus pour des condamnations antérieures dans des affaires de stupéfiants.

La défense met en avant des conditions de vie difficiles

Maître Chrystèle Georges, avocate de la défense, a plaidé que les deux hommes se trouvent dans une situation de grande précarité. Le dossier a été jugé par le tribunal correctionnel parce que les deux hommes avaient été condamnés à 18 mois de prison, avec sursis probatoire. L'étudiant s'est vu interdire de résider à Bagnols.