La fatigue numérique devient un problème courant

De nombreuses personnes ressentent des vertiges ou de l’anxiété lorsqu’elles ouvrent des applications de messagerie comme WhatsApp, même lorsqu’elles ne répondent pas aux messages. Cette réaction n’est pas rare et traduit un sentiment croissant de surcharge numérique.

Plusieurs applications, plusieurs pressions

Clara, 29 ans, utilise plusieurs applications de messagerie pour séparer les différents aspects de sa vie : la famille, les amis et les collègues. L’accumulation des notifications et la pression de devoir répondre à chacune d’elles lui provoquent de l’anxiété et l’envie de tout ignorer.

Les psychologues observent la tendance

Les psychologues constatent que des applications comme WhatsApp, Instagram et Snapchat ont instauré une culture de disponibilité permanente, source de stress et d’un sentiment d’obligation de répondre immédiatement. Cette pression peut se faire sentir avant même que la personne n’ait pris son café du matin.

Les jeunes adultes cherchent à reprendre le contrôle

Vanessa Lalo, psychologue clinicienne, observe que les jeunes adultes tentent de plus en plus de reprendre le contrôle de leurs habitudes numériques. Clara, par exemple, a informé ses contacts qu’elle pourrait mettre plusieurs jours à répondre et a utilisé la fonction « indisponible » pour gérer les attentes.

La science explique le coût mental

Des recherches montrent qu’il faut plus de 23 minutes pour retrouver sa concentration après une interruption, comme un message ou un appel. Cela signifie que les interruptions constantes tout au long de la journée peuvent surcharger le cerveau et entraîner un épuisement mental.

Les enquêtes révèlent la pression

Une enquête a révélé que plus de la moitié des utilisateurs de WhatsApp estiment devoir répondre aux messages ou les aimer, et près de la moitié ressentent la même pression à réagir. Cela crée un état de vigilance constante, appelé charge cognitive chronique, qui peut mener à une fatigue informationnelle.