Face à l'échec de leur enfant, les parents devraient privilégier le soutien émotionnel plutôt que les éloges, pour renforcer sa résilience et son estime de soi.
Réaction de l'enfant à l'échec
Une mauvaise réponse ou une tentative ratée peut causer une réelle déception chez un enfant, entraînant des sentiments de tristesse, de colère ou de frustration. Ces émotions sont naturelles lorsqu'un enfant se heurte à un défi qu'il ne parvient pas à surmonter immédiatement.Le rôle du parent dans le soutien émotionnel
Selon la psychologue Gwendoline Jouaret, lorsqu'un enfant fait face à une erreur ou à un conflit, la première étape consiste à comprendre et à accepter ses émotions. Il est important de laisser l'enfant exprimer ses sentiments sans lui proposer immédiatement des solutions ou le corriger.Banaliser l'erreur
Gwendoline Jouaret estime que banaliser l'erreur est une étape importante. Les erreurs doivent être perçues comme des expériences courantes plutôt que comme des événements exceptionnels ou honteux. Dire quelque chose comme « Ça arrive à tout le monde » peut aider l'enfant à se sentir moins seul dans ses difficultés.Exprimer ses émotions par le corps
Si un enfant a du mal à exprimer ses émotions, la psychologue recommande de se concentrer sur les sensations physiques. Par exemple, demander à l'enfant ce que son corps ressent lorsqu'il pense à la situation peut l'aider à traiter ses émotions, en particulier s'il est trop jeune ou s'il n'a pas l'habitude de mettre des mots sur ses sentiments.Encourager plutôt que féliciter
Une fois que l'enfant a traité ses émotions, le parent peut l'aider à retrouver un sentiment de sécurité. Il est important de souligner qu'il est normal de ne pas réussir et d'avoir des limites dans ses connaissances. Les encouragements, plutôt que les éloges, sont recommandés pour renforcer la résilience de l'enfant sans trop insister sur son intelligence.Valoriser l'effort plutôt que le résultat
Gwendoline Jouaret met en garde contre les éloges excessifs de l'intelligence d'un enfant après un échec. Elle suggère plutôt de valoriser l'effort et la persévérance dont il a fait preuve. Par exemple, au lieu de dire « C'est beau », un parent peut décrire les couleurs ou l'imagination utilisées dans un dessin, ce qui aide l'enfant à reconnaître ses propres capacités et à se sentir plus en sécurité face aux difficultés.