Une psychiatre algérienne nie avoir violé le secret médical

Aïcha Dahdouh, psychiatre et épouse de l'écrivain franco-algérien Kamel Daoud, a rejeté, dans une déclaration publiée le 25 octobre, les accusations selon lesquelles elle aurait révélé un secret médical. Elle a affirmé son innocence, déclarant qu'elle n'avait pas volé de dossier médical ni violé la confidentialité.

Affaire judiciaire en attente de décision

L'affaire, ouverte en novembre 2024, concerne Saâda Arbane, une Algérienne de 32 ans qui affirme que son histoire a été utilisée dans le roman de Daoud, Houris. Un verdict est attendu mardi à Oran, où l'affaire est jugée.

Source présumée des informations

Saâda Arbane accuse Kamel Daoud d'avoir eu accès aux détails de son expérience par l'intermédiaire de son épouse, Aïcha Dahdouh, qui l'avait soignée pendant plusieurs années. Arbane a engagé des poursuites judiciaires en France comme en Algérie, affirmant que le roman était fondé sur son traumatisme personnel.

Dahdouh insiste sur l'éthique médicale

Dans sa déclaration, Dahdouh a souligné son attachement à l'éthique médicale et à la confidentialité des informations sur les patients. Elle a exprimé le souhait de comparaître devant le tribunal algérien, tout en évoquant des difficultés personnelles et familiales liées aux prises de position controversées de son mari.

Statut juridique et position de Daoud

Kamel Daoud, qui réside en France et se voit interdire l'entrée en Algérie, a annoncé en avril 2026 avoir été condamné à trois ans de prison pour avoir abordé la guerre civile dans son roman. Houris explore les thèmes du traumatisme et du conflit, en s'inspirant de la guerre civile algérienne, qui a fait près de 200 000 morts entre 1992 et 2002.