Les chercheurs examinent comment l’intelligence artificielle (IA) et l’informatique quantique peuvent collaborer, notamment pour apprendre à l’IA à identifier et corriger les erreurs des ordinateurs quantiques. Ce domaine, appelé Quantum AI, a été présenté comme l’une des grandes tendances pour 2026 par Forbes. IBM, un géant de la tech, prévoit d’atteindre un avantage quantique vérifié — où les ordinateurs quantiques surpasseraient les ordinateurs classiques — d’ici la fin 2026. Toutefois, les marchés de prédiction et les experts du secteur restent prudents quant à la possibilité d’atteindre ces objectifs de manière réaliste.
Plusieurs instituts de recherche, comme IVADO, développent des algorithmes hybrides qui combinent la puissance de l’informatique quantique avec la flexibilité de l’IA. Ces algorithmes visent à accélérer les découvertes en science des matériaux et en structure moléculaire, notamment dans des domaines où les ordinateurs classiques peinent. En novembre 2025, IBM a lancé son processeur Nighthawk, une étape vers l’objectif d’avantage quantique. L’intérêt croissant pour l’intersection entre l’informatique quantique, l’IA et l’ingénierie neuromorphique — qui imite la structure du cerveau humain — a même conduit à la création d’un chapitre universitaire dédié à ce champ émergent.
En laboratoire, l’IA est utilisée pour aider les ordinateurs quantiques en identifiant et corrigeant les erreurs dans les qubits, les unités de base de l’information quantique. AlphaQubit, un réseau de neurones développé par DeepMind pour Google, utilise une approche en deux couches pour détecter et corriger ces erreurs plus efficacement que les méthodes existantes. Le système a été formé sur des données d’erreurs simulées, puis affiné avec des données réelles issues du processeur Sycamore de Google. Ces recherches s’orientent vers des applications concrètes, avec des start-up comme Alice & Bob qui collaborent avec NVIDIA sur NVQLink, un système reliant les processeurs graphiques aux ordinateurs quantiques pour une correction d’erreurs en temps réel.
En France, le programme PROQCIMA a sélectionné cinq entreprises pour développer un ordinateur quantique tolérant aux pannes, avec un financement qui diminuera progressivement. L’objectif est d’atteindre 128 qubits logiques d’ici 2030, puis 2 048 d’ici 2035. Soutenue par des fonds européens et privés, la stratégie quantique française prévoit d’investir 3 milliards d’euros dans les technologies quantiques entre 2026 et 2030. Parallèlement, les investissements publics dans l’informatique quantique restent soutenus à l’échelle mondiale, les États-Unis, la Chine, l’Union européenne et le Royaume-Uni maintenant des programmes nationaux axés sur la sécurité cryptographique. Aux États-Unis, les agences fédérales devront adopter des algorithmes de chiffrement résistants aux attaques quantiques d’ici 2030 pour l’échange de clés et 2031 pour les signatures numériques. En France, l’ANSSI cessera d’accepter les produits dépourvus de cryptographie post-quantique à partir de 2027.
Les experts restent sceptiques quant à des percées immédiates en informatique quantique, privilégiant les progrès d’ingénierie progressifs plutôt que des bonds soudains. Si certaines entreprises, comme Xanadu, s’attendent à démontrer le potentiel de l’informatique quantique dans des domaines comme la chimie quantique et la science des matériaux, d’autres estiment que certaines approches pourraient être abandonnées d’ici 2026 si elles ne donnent pas de résultats. Malgré ces défis, l’accent est mis sur les applications pratiques plutôt que sur la quête d’une hypothétique « super-intelligence ».
La convergence de l'IA et du quantique se concentre sur la correction d'erreurs et les applications pratiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Clubic



