Les Verts exigent des normes cohérentes de la part du maire

Les Verts, un mouvement politique, ainsi que des élus du conseil municipal de Besançon, demandent au maire Ludovic Fagaut d'appliquer les mêmes normes à tous les responsables politiques, quel que soit leur parti. Ils critiquent notamment l'usage du terme « nazi » comme insulte et les attaques contre le maire et sa famille, qualifiant de inacceptable la banalisation des génocides. Ils soulignent également que la condamnation de ce type de langage doit s'accompagner d'une même fermeté face aux menaces et aux propos racistes visant d'autres personnes.

Les propos passés du maire remis en question

Les Verts rappellent une déclaration du maire Ludovic Fagaut datée du 11 septembre 2020, dans laquelle il qualifiait la politique d'Anne Vignot d'« idéologie khmère verte ». Selon L'Est Républicain, cette référence fait allusion au régime génocidaire du Cambodge. Les Verts estiment que cela révèle une incohérence, le maire n'ayant jamais publiquement condamné ce type de langage par le passé, malgré sa position actuelle contre la banalisation des génocides.

Réaction du maire aux menaces à caractère sexuel critiquée

Les Verts soulignent également les menaces de violences sexuelles dont a été victime Séverine Véziès lors d'une réunion politique, le 21 mai 2025. Ils relèvent que si le groupe municipal de Ludovic Fagaut a condamné ces actes, le maire n'a pas publiquement apporté son soutien à Séverine Véziès. Les Verts se demandent si le maire, en tant que candidat, avait le devoir de condamner explicitement ces menaces.

Attaques racistes contre une élue ignorées

Les Verts citent les insultes racistes répétées et le harcèlement en ligne dont est victime Hasni Alem, membre de l'opposition au conseil municipal. Le 23 avril 2026, une motion visant à condamner les attaques racistes et à soutenir les victimes, mentionnant nommément Hasni Alem, a été présentée. Rejetée, elle a été critiquée par Les Verts, qui reprochent au maire d'avoir voté contre, un manque de solidarité envers Hasni Alem.

Les actions d'un groupe d'extrême droite restées sans réponse

Les Verts évoquent également la perturbation d'une manifestation de fin d'année par le groupe d'extrême droite Némésis, qui a déployé une banderole critiquant Anne Vignot. Le maire aurait écrit à Anne Vignot pour dénoncer cet incident, mais Les Verts estiment que sa condamnation publique de ce groupe a été insuffisante. Ils interrogent également ses liens avec Yona Faedda, membre du groupe et soutien de sa campagne, qui a ensuite été condamnée pour diffamation.

Appel à la cohérence des comportements politiques

À travers ces exemples, Les Verts affirment que les réactions du maire face aux insultes et aux menaces sont incohérentes. Selon eux, condamner des propos visant un élu ne devrait pas empêcher de scruter les actes d'un autre. Ils critiquent également le recours à des menaces juridiques pour étouffer le débat politique. Les Verts exigent davantage de cohérence de la part du maire, soulignant que la lutte contre le racisme et les menaces ne doit pas dépendre des appartenances politiques. Ils concluent que maintenir des normes pour tous est plus difficile que de proférer des menaces.