Des parents réclament des écoles tournées vers le climat

Des parents du collectif Écoles vivantes Besançon se sont rassemblés devant l'hôtel de ville de Besançon, avant la séance du conseil municipal, pour demander que les écoles soient adaptées aux enjeux du changement climatique. Ils ont rappelé avoir adressé une lettre ouverte au maire Ludovic Fagaut le 16 septembre, restée « sans réponse ».

La question des décorations florales relance le débat

Le sujet des décorations florales est revenu de manière inattendue, donnant lieu à un échange animé entre l'opposition et la majorité. Des élus de l'opposition, dont Hasni Alem (PCF), Anthony Poulin, Séverine Vézies et Anne Vignot, ont critiqué l'absence de réponse à leurs demandes d'accès aux factures liées à la politique de décoration florale de la ville.

Le maire défend la confidentialité de la politique florale

La majorité a affirmé avoir apporté des réponses conformes à sa politique publique et a renvoyé les questions vers les commissions, tandis que l'opposition a insisté sur le caractère factuel et objectif de ses demandes. En réponse à Séverine Vézies, Ludovic Fagaut a déclaré que la politique de décoration florale comportait des éléments couverts par le secret, notamment des secrets industriels qui ne pouvaient pas être divulgués de cette manière.

L'opposition réagit aux propos du maire

Une remarque qui n'a pas manqué de faire sourire l'opposition, comme en témoigne Hélène Magnin-Feysot, qui a demandé : « Pour vous, les factures de fleurs sont des secrets industriels ? » Ludovic Fagaut a refusé de répondre davantage.

Mobilisation contre les attaques visant le maire et sa famille

Un débat animé a opposé le maire et l'exécutif aux groupes d'opposition au sujet des attaques visant le maire et sa famille, notamment des photomontages à connotation nazie, des autocollants injurieux et des menaces contre sa fille. Jean-Sébastien Leuba (PS) a condamné ces faits, mais a critiqué la manière dont le maire expose publiquement des accusations sans nommer les personnes concernées.

La majorité et l'opposition s'opposent sur les insultes

Emmanuelle Huot-Cusenier, élue de la majorité, a elle aussi condamné ces actes et a reproché au groupe socialiste son refus de condamner clairement les insultes et les amalgames historiques, rappelant que ce même groupe avait condamné des attaques similaires visant d'autres élus lorsqu'il était dans la majorité.

Le groupe socialiste défend sa position

Le groupe socialiste, par la voix d'Abdel Ghezali, a répondu qu'il condamnait sans ambiguïté les attaques personnelles et les références au nazisme, tout en précisant que ses critiques portaient sur le mandat et non sur les personnes. Hasni Alem souhaitait intervenir sur ce sujet mais n'a pas pu le faire, son temps de parole sur la question des décorations florales étant épuisé.

Le maire annonce un dernier rappel à l'ordre

Il a été rappelé à l'ordre par Ludovic Fagaut, qui l'a averti que c'était la dernière fois qu'il le rappelait à l'ordre.

Les changements du règlement intérieur suscitent des critiques

La modification du règlement intérieur du conseil municipal était le sujet le plus attendu de la soirée, et celui auquel les élus ont consacré le plus de temps. La « remise à plat » du règlement intérieur, proposée par le maire, visait à réduire le temps de parole des groupes politiques, et non plus celui des élus à titre individuel.

Les réductions du temps de parole critiquées

Le temps de parole des élus est ainsi réduit à deux fois cinq minutes par groupe et par sujet. Toutefois, pour les débats d'orientation budgétaire et le rapport sur le budget, le temps de parole par groupe est réparti comme suit : une intervention de dix minutes, puis un second temps de parole éventuel de trois minutes.

Le maire justifie les changements

Le maire a justifié sa volonté de modifier le règlement actuel en affirmant vouloir lutter contre « l'obstruction démocratique totale de l'opposition sur l'ensemble des rapports ». Cette décision a été perçue comme un moyen de « museler la parole » de l'opposition.

Des réductions de temps de parole déjà intervenues

Le maire n'en est pas à son coup d'essai : en septembre de l'an dernier, les élus du conseil communautaire avaient déjà vu leur temps de parole réduit par l'exécutif de Grand Besançon Métropole.

La rapporteuse défend la modification du règlement

Lors du conseil, la rapporteuse du rapport concernant la modification du règlement intérieur, Emmanuelle Huot-Cusenier, a déclaré qu'une durée de plus de huit heures pour un conseil municipal n'était « pas quelque chose de conforme à la démocratie », et que « les interventions ne portant pas sur des rapports soumis au vote (...) nuisent à la démocratie ».

L'opposition annonce un recours en justice

Elle a précisé que cette modification visait avant tout à « permettre un débat démocratique dans de bonnes conditions ». Séverine Vézies a dénoncé une « prise de pouvoir autoritaire » portant atteinte aux droits d'expression individuels des élus, et a annoncé un recours devant le tribunal administratif.

Le maire écarte les inquiétudes de l'opposition

Hasni Alem a lancé à Ludovic Fagaut : « Vous n'êtes ni dieu ni maître ici. » Anthony Poulin, Anne Vignot et Aline Chassagne ont demandé le report de cette décision sur le règlement. Ils ont été rejoints par Jean-Sébastien Leuba, qui a demandé la réunion des présidents de groupe afin de privilégier « le dialogue à la censure ».

Le maire rejette les slogans politiques

Le maire de Besançon a répondu que les Bisontins n'avaient pas besoin de slogans politiques. Les élus ont approuvé les propositions de modification du règlement intérieur du conseil municipal de Besançon, malgré l'opposition des élus de l'opposition.

Les difficultés de financement de la MJC des Clairs Soleils

À partir de 2027, les conseils municipaux se tiendront le vendredi à 9 heures. La situation de la MJC des Clairs Soleils a également été évoquée. Séverine Vézies a dénoncé le report de la décision sur la subvention jusqu'en décembre, qui met en péril trois postes déjà supprimés ainsi que le versement des salaires pour octobre et novembre.

La majorité défend l'exigence de transparence financière

La majorité, par la voix de Ludovic Fagaut et de Laurent Croizier, a rejeté toute insinuation selon laquelle la ville souhaiterait la disparition de la MJC, et a rappelé que le respect des exigences de transparence financière était une obligation légale pour toute association bénéficiant de fonds publics.

Le maire dément avoir créé la crise

Ils ont ajouté que ce n'était pas l'actuelle majorité qui avait provoqué la crise que traverse la MJC des Clairs Soleils, soulignant que l'association n'avait pas correctement justifié ses comptes depuis plus de quatre ans. Ludovic Fagaut a affirmé que la crise n'avait pas été créée par la majorité actuelle.

La Ville refuse un nouvel accord sans garanties

Faute de garanties de redressement, la Ville refusera de conclure un nouvel accord avec l'association, mais affirme qu'elle n'abandonnera pas le quartier des Clairs-Soleils. Il a ajouté : « Il ne faut pas confondre l'avenir d'un quartier avec celui d'une association. »

Les enjeux du quartier de la Grette-Brûlard

Concernant le quartier de la Grette-Brûlard, les échanges ont été dominés par deux sujets de tension : d'une part, le projet de salle multisport, que la majorité a confirmé être à l'étude, sans toutefois préciser ni sa localisation ni son calendrier ; d'autre part, l'abandon apparent de la résidence autonomie initialement annoncée.

L'opposition dénonce un manque de concertation

L'opposition a dénoncé une erreur politique face au vieillissement démographique, tandis que la majorité a justifié cette décision par le coût (24 à 30 M€), l'absence de concertation préalable avec le département (autorité de tutelle), les capacités limitées du CCAS et l'évolution des besoins des personnes âgées vers le maintien à domicile.

Logement social et ajustements du projet

Tout en évoquant la possibilité d'un financement privé et la nécessité de repenser le parcours résidentiel, la question du maintien de logements sociaux (T4/T5) dans le projet, essentiels pour la mixité sociale et les effectifs scolaires du quartier, a également été soulevée, sans réponse définitive.

Point d'étape sur l'éco-quartier des Vaîtes

L'état de l'éco-quartier des Vaîtes au 31 décembre 2025 a été examiné. Le dernier rapport d'activité de concession (CRAC), présenté au conseil municipal ce jeudi, fait état du total des dépenses et des recettes réalisées au cours de l'exercice 2025 sur la ZAC des Vaîtes.

Adaptation du projet après les élections

Au 31/12/25, la prévision actualisée des dépenses reste inchangée et s'élève à 32 734 k€. La prévision actualisée des recettes s'élève également à 32 734 k€. Cependant, les élections municipales de 2026 ont entraîné de nouvelles orientations, notamment l'abaissement des immeubles les plus hauts (R+10).

Révisions de la conception du projet

Cette décision implique de repenser la répartition de la densité à l'échelle de l'îlot, afin de préserver le nombre de logements prévus. Le principe du stationnement évolue également : il serait désormais réparti à l'échelle de l'îlot (en sous-sol et/ou en aérien), au lieu d'être mutualisé dans un parking silo.

L'exécutif présente les évolutions du projet

L'exécutif a déclaré avoir engagé « un travail approfondi d'adaptation et d'ajustement du projet par l'équipe de maîtrise d'œuvre urbaine, tout en garantissant la préservation des objectifs et des ambitions de la collectivité ».

L'opposition met en doute la sincérité de la majorité

L'ambiguïté persistante autour du nombre de logements a été discutée. L'opposition a remis en question la sincérité de la majorité : alors qu'elle avait promis d'arrêter le projet et de le reprendre de zéro avec une concertation, elle ne propose désormais, selon elle, que des ajustements.

L'opposition demande des précisions

L'opposition a demandé des éclaircissements sur trois points : le nombre de logements envisagés, l'emprise au sol des constructions après l'abandon des hauteurs R9-R10 et du parking silo, et les conséquences financières et juridiques de ces changements sur l'équilibre de la ZAC.

Le maire conteste les chiffres sur les logements

Le vote sur des orientations encore floues leur paraît prématuré ; le groupe de Séverine Vézies a annoncé qu'il voterait contre et propose plutôt un parc naturel urbain plutôt que l'urbanisation des terres maraîchères. Le maire Ludovic Fagaut a répondu que le projet avait bien été revu.

Le maire accuse l'opposition de donner de fausses chiffres

Réduction de l'emprise foncière à 4,5 hectares, suppression des tours R9-R10 et du parking silo (dont l'emprise sera convertie en logements), initiatives engagées avec la Mutualité française pour produire des logements en dehors de la ZAC. Il a également contesté le chiffre de 300 logements et accusé l'opposition de « jeter de faux chiffres en pâture ».

Le maire accuse Anne Vignot de mentir

Il a rappelé que la précédente administration n'aurait produit qu'environ 145 logements par an, contre 450 annoncés. Après une passe d'armes, Ludovic Fagaut a à son tour accusé Anne Vignot de mensonge, sans répondre à la question du nombre de logements projetés dans le projet des Vaîtes.

Un rapport sur les subventions culturelles provoque un conflit

L'anarchie s'est invitée dans le débat lors de l'examen du rapport numéro 20, relatif à l'attribution de subventions à des associations culturelles. Abdel Ghezali a évoqué le récent changement de nom, par la municipalité, de l'exposition Ni Dieu ni maître ! Arts et anarchisme de Courbet à Banksy.

L'opposition critique la politique culturelle

Hélène Magnin-Feysot a enchaîné, mais le ton est vite devenu conflictuel lorsqu'elle a qualifié la politique de l'adjoint à la Culture de « sale ». Elle a déclaré qu'il s'agissait d'une exposition sur l'anarchisme, avec Gustave Courbet.

Le maire exige des excuses

On a dit que nous sommes la ville, le berceau de l'anarchisme et de l'utopie. Et l'anarchisme, cela peut surprendre, mais c'est une conception politique de la société. Il peut donc aussi vous interroger, mais l'art est souvent politique. Et la politique n'est pas un gros mot.

Le maire suspend la séance

Et ce n'est pas parce que votre manière de faire de la politique est sale que vous devez priver les autres... Ces propos ont immédiatement indigné le président de séance, Ludovic Fagaut, qui a exigé des excuses publiques. Hélène Magnin-Feysot a refusé de s'excuser, déclarant : « Je ne suis pas votre élève et je ne m'excuserai pas. »

Le maire sanctionne un autre élu

Le maire a alors demandé la suspension de la séance pour cinq minutes. Il a également sanctionné un autre élu, Séverine Vézies, qu'il accuse d'avoir filmé pendant la séance. Il a ajouté qu'il allait déposer une plainte et qu'il s'agissait d'une honte.

La séance reprend après la suspension

Séverine Vézies a déclaré qu'elle ne pouvait pas cautionner ces propos et qu'ils étaient inexcusables. La séance a repris après cinq minutes. Le maire a finalement mis aux voix le rapport numéro 20, qui a été adopté avec des votes contre et des abstentions, tout en se réservant le droit de poursuivre des procédures disciplinaires à la suite de l'incident.

Modifications du règlement de l'Assemblée des sages

Le conseil municipal était également appelé à se prononcer sur le renouvellement de l'Assemblée des sages, ainsi que sur l'adoption de la charte et du règlement intérieur de cette instance. Parmi les nouveaux éléments du règlement intérieur, il est précisé que l'instance ne comptera plus 30 membres, mais 40, dont 10 seront nommés par le maire, Ludovic Fagaut.

L'opposition réagit aux changements du règlement

Un critère qui a bien sûr fait grincer des dents l'opposition bisontine. L'appel à candidatures pour rejoindre l'Assemblée des sages sera lancé après les Rendez-vous de l'âge, annoncés le 3 novembre à Micropolis. Le conseil municipal s'est achevé à 22 h 43.