Le premier tour de l’élection présidentielle brésilienne a lieu ce dimanche, et l’intelligence artificielle y joue un rôle plus important que beaucoup ne l’avaient anticipé. Un développement notable concerne l’utilisation d’un avatar généré par IA de l’ancien président Jair Bolsonaro pour soutenir son fils, qui figure parmi les candidats en lice. Cette utilisation de l’IA illustre la manière dont la technologie s’intègre de plus en plus dans les campagnes politiques. Dans un autre cas, un clone vocal d’une gouverneure serait employé pour solliciter des dons financiers auprès de ses électeurs. Ce clone, créé grâce à l’IA, interagirait avec les soutiens d’une manière qui brouille la frontière entre interactions réelles et numériques. Par ailleurs, des jingles de campagne — de courtes pièces musicales destinées à promouvoir les candidats — sont diffusés en ligne moyennant une petite somme, généralement de quelques reais, la monnaie brésilienne. L’utilisation de l’IA dans cette élection soulève des inquiétudes quant à la propagation de désinformation. À mesure que les contenus générés par IA gagnent en sophistication, il devient de plus en plus difficile de distinguer le vrai du faux. Ce défi devrait figurer parmi les principaux enjeux de la campagne électorale, les électeurs étant exposés à une grande variété de contenus numériques. Les responsables électoraux et les experts surveillent de près la situation afin de préserver l’intégrité du processus électoral. Ils s’emploient à sensibiliser les électeurs pour qu’ils sachent identifier et signaler les fausses informations, tout en faisant respecter les réglementations encadrant l’usage de l’IA dans les campagnes politiques. Le résultat de ce scrutin pourrait établir un précédent quant à l’utilisation de l’IA dans les futurs processus politiques au Brésil et ailleurs.