Nouveau roman de Sophie Divry

Rochebrune, le nouveau roman de Sophie Divry, explore les tensions et les contradictions d'une famille recomposée lors d'un séjour en montagne, où les relations humaines, les certitudes et l'environnement naturel entrent en collision. Publié chez Actes Sud, le roman a été présenté par Margot Bonvalet, libraire à Lyon, qui a souligné l'humour et l'ironie de l'autrice, ainsi que la profondeur existentielle de la seconde moitié du récit.

Cadre et personnages

L'histoire commence le jour de la Toussaint, lorsque Isabelle et Xavier emmènent leurs enfants, Noémie (14 ans) et Léon (7 ans), dans un chalet fictif des Haute-Aigues. Les tensions familiales, déjà présentes, s'intensifient en raison du mauvais temps et de l'isolement. Margot Bonvalet a noté que le roman examine les différences sociales et affectives entre les personnages, notamment entre Isabelle, fille d'un mécanicien et d'une employée municipale, et Xavier, issu d'une famille bourgeoise.

Enjeux et thèmes

Les enfants, Noémie et Léon, apportent également leurs propres difficultés à la vie commune. Margot Bonvalet a insisté sur le fait que le roman ne se réduit pas à une simple histoire de famille dysfonctionnelle, mais pose la question de la difficulté à construire une existence partagée. Le récit prend une tournure plus sombre lorsque Xavier, isolé en montagne après un éboulement, se retrouve face à la possibilité de mourir.

Thèmes existentiels et environnementaux

Pour Margot Bonvalet, cette partie du livre est le cœur du récit, offrant une profondeur existentielle inattendue. Le roman aborde aussi les thèmes écologiques, en montrant comment les personnages ignorent les alertes environnementales. Rochebrune combine plusieurs registres littéraires, de la chronique familiale à la réflexion écologique, tout en refusant d'être réduit à un simple thriller ou à un roman à énigme.

Succès littéraire et portée

Le livre a été décrit comme un texte qui remet en question les points de vue, interroge les relations humaines et rappelle la fragilité des certitudes. Margot Bonvalet a affirmé que Rochebrune réussit précisément parce qu'il refuse de choisir entre le plaisir et la gravité de ce qu'il dépeint.