Les prix de l’immobilier à Paris ont peu évolué en 2026, selon un rapport de SeLoger–Meilleurs Agents. Au 1er septembre 2026, le prix moyen des appartements s’élevait à 9 670 euros le mètre carré, tandis que celui des maisons individuelles atteignait 10 101 euros le mètre carré, bien que ces dernières soient moins souvent vendues. Le loyer moyen pour un appartement a atteint 33,27 euros le mètre carré, avec un rendement locatif brut de 4,1 % pour un deux-pièces. Si les prix des appartements n’ont pas changé sur un an, ils ont reculé de 10,5 % sur cinq ans, l’une des plus fortes baisses de la série de données. Le délai moyen de vente d’un bien est resté stable à 70 jours, soit deux jours de plus qu’un an plus tôt. Les taux d’emprunt à Paris sont revenus autour de 3,65 % pour un prêt sur 20 ans au début de 2026, une évolution influencée par un choc pétrolier lié au conflit au Moyen-Orient. Cette situation rend peu probable un rebond rapide du marché immobilier, après des années de repli. Les mesures de contrôle des loyers introduites à Paris en juillet 2019 devaient expirer le 24 novembre 2026, à moins que de nouvelles réglementations ne les prolongent. Paris reste la ville la plus chère de la région Île-de-France, avec des prix de l’immobilier bien supérieurs à ceux de villes voisines comme Boulogne-Billancourt (8 347 euros/m²) ou Versailles (7 558 euros/m²). Sur l’année écoulée, les prix des appartements à Paris n’ont presque pas varié, contrairement à des secteurs comme Évry, où ils ont reculé de 6,1 %, ou Saint-Denis (-5,6 %). À l’inverse, Boulogne-Billancourt a enregistré une légère hausse de 1,5 %. Le marché parisien a atteint son pic en juillet 2020, avant la tendance haussière générale observée dans la plupart des grandes villes françaises entre 2021 et 2022. Depuis, les prix ont baissé de 12,0 %, l’une des plus fortes chutes à long terme enregistrées. Ils restent toutefois supérieurs de 4,7 % à leur niveau de janvier 2018. Pour 2027, deux scénarios sont envisagés au niveau national : soit les tensions s’atténueront, soit la situation actuelle perdurera. À Paris, où le marché est en repli depuis 2020, le scénario le plus optimiste pourrait se limiter à une stabilisation des prix, sans inversion de la tendance baissière.