La France s’apprête à réformer son système de formation médicale continue via le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. Le texte prévoit la suppression de l’Agence nationale du Développement professionnel continu (ANDPC), qui supervisait jusqu’ici l’organisation et le contrôle de la formation des professionnels de santé. Dans le nouveau dispositif, ses missions seront réparties entre la Haute Autorité de santé (HAS), chargée de l’évaluation scientifique et de l’orientation, et la Caisse des dépôts, qui assurera la gestion administrative et financière du programme. L’objectif affiché est de simplifier le parcours de formation continue des médecins et autres soignants, en garantissant que les enseignements restent alignés sur les dernières avancées médicales. La HAS sera chargée d’évaluer la qualité et la pertinence des programmes, tandis que la Caisse des dépôts gérera leur financement, leur logistique et leur mise en œuvre. Cette répartition des rôles vise à renforcer l’efficacité et la responsabilité du système. Pourtant, ce changement suscite des inquiétudes parmi les syndicats professionnels et les acteurs du secteur. Ils craignent que la réforme ne réduise leur influence sur le contenu et l’organisation des formations continues. Les syndicats estiment que leur participation est indispensable pour répondre aux besoins concrets des professionnels et préserver la dimension pratique et utile des enseignements. Cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation du système de santé français, afin de mieux répondre aux défis médicaux actuels. Si le gouvernement met en avant les atouts d’une structure plus spécialisée et performante, la transition interroge sur les modalités de maintien d’une collaboration efficace entre les différents acteurs de la formation médicale.