Un rapport intitulé La République des lecteurs – Pour en finir avec la mort du livre, rédigé par Arthur De Grave et Diana Filippova pour la Fondation Jean-Jaurès, a été publié par ActuaLitté. Ce rapport remet en question l’idée selon laquelle les livres seraient en voie de disparition et s’intéresse plutôt au déclin plus large du rôle de l’écrit dans la société. Il formule dix propositions pour intégrer la lecture et l’écriture dans les politiques publiques, estimant qu’il ne suffit pas de dire aux gens de lire davantage. Il préconise plutôt de créer des conditions sociales, économiques, éducatives et culturelles qui rendent la lecture et l’écriture accessibles, attrayantes et durables pour tous.
Le rapport propose que les entreprises françaises d’intelligence artificielle (IA) contribuent à hauteur de 6 % de leur chiffre d’affaires au financement d’initiatives en faveur de l’alphabétisation, ce qui pourrait générer entre 200 et 600 millions d’euros chaque année. Il suggère également la création d’un fonds national pour l’alphabétisation d’un milliard d’euros, financé pour moitié par les fonds publics existants dédiés aux livres et à la lecture, et pour l’autre moitié par les contributions de l’IA. Ce fonds servirait à soutenir de nouvelles politiques d’alphabétisation, une assurance-chômage pour les artistes, ainsi que l’aide aux librairies et maisons d’édition indépendantes.
Le rapport recommande d’élargir le rôle du Centre national du livre (CNL), une organisation française qui promeut la lecture, en augmentant son budget et ses responsabilités. Il propose également de nommer des délégués territoriaux pour l’alphabétisation, afin de coordonner les efforts entre bibliothèques, écoles, collectivités locales, associations et employeurs. Par ailleurs, le rapport suggère la mise en place d’un « code de conception » visant à protéger l’attention contre les designs numériques et textuels addictifs, en commençant par les mineurs avant d’étendre cette mesure à tous les utilisateurs. Cela impliquerait de désactiver par défaut les fonctionnalités captant l’attention et de promouvoir un langage plus clair dans les administrations et les entreprises.
Le rapport propose d’interdire l’usage de l’IA dans les écoles jusqu’à la fin du secondaire, de désigner les établissements scolaires comme des zones sans IA, et de former élèves, parents, enseignants et adultes à cette technologie. Il suggère aussi d’offrir des cartes de bibliothèque aux nouveau-nés, valables jusqu’à l’entrée à l’école maternelle, accompagnées de colis de livres tous les six mois pour les enfants de moins de cinq ans, ainsi que d’un accompagnement parental pour la lecture à voix haute. Il recommande d’instaurer un « quart d’heure de lecture » dans les écoles, structuré en trois étapes : lecture silencieuse, lecture à voix haute et discussion ouverte. Il propose également d’élargir les prix littéraires menés par les élèves et de créer un « Goncourt des collégiens » ouvert à différents genres littéraires.
Le rapport préconise d’introduire des ateliers d’écriture de l’école primaire au lycée, avec la participation de médiateurs en alphabétisation et d’auteurs contemporains. Il suggère de créer des « tiers-lieux de l’alphabétisation », des espaces combinant accès gratuit aux livres, lecture, écriture et discussion, au sein d’institutions culturelles, d’écoles, de librairies, de centres commerciaux, de transports en commun et autour des boîtes à livres, notamment dans les zones prioritaires et rurales. Le rapport propose aussi de mettre en place une certification nationale pour les médiateurs en alphabétisation et de sélectionner des influenceurs pour promouvoir la lecture et l’écriture, en particulier auprès des jeunes.
Le rapport est consultable et téléchargeable. Certains commentateurs s’interrogent sur les moyens d’encourager la lecture chez ceux qui privilégient les écrans, tandis que d’autres saluent les idées pratiques du rapport. Un intervenant souligne qu’une étude qualitative citée dans le rapport n’a porté que sur 24 participants et questionne les implications plus larges du déclin de la lecture de livres par rapport à la transformation des pratiques textuelles. Un autre commentateur met en avant le potentiel de l’IA comme outil d’exploration, d’analyse et d’expérimentation de l’écriture, suggérant que le système éducatif devrait explorer et enseigner de nouveaux usages cognitifs de l’IA plutôt que de se contenter de l’interdire.
Un rapport français propose des mesures politiques pour relancer la lecture et l'écriture
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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