La calotte glaciaire du Groenland perd environ 270 milliards de tonnes de glace chaque année, un rythme bien plus rapide qu’à partir des années 1980. À l’époque, la perte s’élevait à environ 60 milliards de tonnes par an, mais elle a désormais dépassé les 260 milliards de tonnes. Ces données proviennent des observations par satellite des missions CryoSat de l’Agence spatiale européenne et ICESat-2 de la NASA. Le volume de glace perdu chaque année représente près de trois fois celui du lac Léman, un grand lac suisse. Les scientifiques ont déterminé que la principale cause de cette fonte est l’eau océanique plus chaude, responsable d’environ cinq sixièmes de la perte de glace. Contrairement à la fonte due à l’air plus chaud en surface, ce processus se produit par en dessous et sur les côtés de la calotte glaciaire. Des études publiées fin 2023 montrent que ce type de fonte a doublé en vingt ans.
L’eau de fonte issue du Groenland se déverse dans l’océan Arctique, contribuant ainsi à l’élévation du niveau de la mer. Ce phénomène affecte déjà les zones côtières basses, notamment des parties de la Floride, des Pays-Bas et de certaines îles du Pacifique. Sur le terrain, la calotte glaciaire s’est amincie en moyenne de 1,2 mètre entre 2010 et 2023, avec des zones ayant perdu jusqu’à 6,4 mètres. L’un des glaciers les plus rapides, le glacier Jakobshavn, recule désormais de près de 50 mètres par jour.
Depuis les années 1970, environ 11 300 milliards de tonnes de glace ont fondu au Groenland et en Antarctique combinés. Ce volume d’eau gelée suffirait à recouvrir l’ensemble des États-Unis d’une couche de glace de 1,5 mètre d’épaisseur. Si l’eau de fonte favorise la croissance du phytoplancton, base de la chaîne alimentaire marine, elle perturbe aussi les zones de pêche traditionnelles et réduit les espaces de banquise dont dépendent les ours polaires. Elle contribue en outre à la montée continue du niveau des mers.
Les scientifiques ont constaté que le rythme de fonte s’est multiplié par sept en quelques décennies. Si cette tendance se poursuit ou s’aggrave, elle pourrait avoir des répercussions majeures sur les écosystèmes marins arctiques et les régions côtières vulnérables. Le Groenland est souvent considéré comme un signe avant-coureur du changement climatique mondial, sa calotte glaciaire fonctionnant comme un immense thermomètre de la planète, reflétant les variations des températures et des régimes climatiques à l’échelle globale.
La calotte glaciaire du Groenland fond à un rythme accéléré, équivalent à trois lacs Léman par an
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
greenlandice-meltclimate-changesea-level-risearcticenvironment



