Škoda fait son entrée sur le marché des SUV électriques urbains avec l’Epiq, un véhicule qui partage des similitudes techniques avec le Volkswagen ID. Cross. L’Epiq vise à s’imposer dans cette catégorie en mettant en avant les atouts majeurs de la marque Škoda : l’espace, la rationalité et la praticité. Le constructeur tchèque ne souhaite pas rester dans l’ombre de sa maison mère, Volkswagen, dans le domaine des véhicules électriques. Succédant à l’Enyaq et au plus compact Elroq, l’Epiq complète la gamme des SUV connectés de Škoda, à l’extrémité inférieure du spectre. Ce petit SUV repose sur la plateforme MEB+, partagée avec d’autres modèles du groupe Volkswagen, comme le Cupra Raval, le Volkswagen ID. Polo et le futur ID. Cross. L’Epiq mesure 4,17 mètres de long et 1,58 mètre de haut, ce qui le rend directement comparable à l’ID. Cross et même disponible chez les concessionnaires avant ce dernier. Il propose les mêmes options de motorisation, dont la version de 211 chevaux testée ici, alimentée par une batterie de 51,7 kWh. Les modèles d’entrée de gamme, avec 116 et 135 chevaux, suivront, mais ils utiliseront une batterie plus petite de 37 kWh, limitant ainsi leur autonomie. L’Epiq hérite des technologies éprouvées du Cupra Raval et des Volkswagen ID. Polo et ID. Cross, garantissant fiabilité et performances. L’Epiq offre une expérience de conduite équilibrée et rassurante, sans pour autant être ennuyeuse. Sa suspension avant est précise et engageante, bien que la direction pourrait gagner en précision. Malgré une suspension ferme, le SUV offre un bon compromis entre confort et tenue de route. Il promet plus de 440 kilomètres d’autonomie, avec un essai révélant une consommation énergétique de 12,9 kWh aux 100 kilomètres. Sur autoroute, l’autonomie est plus limitée, autour de 250 kilomètres, un niveau comparable à celui de ses principaux concurrents comme le Peugeot E-2008 et le Renault 4 E-Tech. L’Epiq peut se recharger à 105 kW sur une borne rapide, Škoda affirmant qu’il peut passer de 10 % à 80 % de charge en 24 minutes. À l’intérieur, l’Epiq n’est pas particulièrement « joyeux », mais il est rigoureux et bien conçu. À ce niveau de gamme, des plastiques durs sont présents, mais ils ne donnent pas une impression de bon marché. Le faux cuir du tableau de bord dans la finition Clever manque de raffinement, mais l’aménagement reste intuitif. Un petit écran de 5,3 pouces gère l’instrumentation, tandis que l’écran tactile central prend en charge de nombreuses fonctions, bien qu’il inclue des raccourcis et des commandes physiques. L’atout principal de l’Epiq réside dans son intérieur spacieux : les sièges arrière sont comparables à ceux d’un SUV compact, et le coffre de 475 litres est l’un des plus grands de sa catégorie. Des détails pratiques, comme des rangements bien pensés, un compartiment pour parapluie et un grattoir de pare-brise, renforcent son attrait. Bien que non bon marché, l’Epiq bénéficie d’une remise significative de 4 500 euros sur les finitions supérieures (2 500 euros sur l’entrée de gamme), ainsi que d’une prime gouvernementale d’au moins 3 535 euros, selon les revenus de l’acheteur. Cela le rend plus abordable que l’ID. Cross ou l’ID. Polo dotés d’un équipement similaire. Par ailleurs, des options comme une pompe à chaleur sont proposées à un prix plus raisonnable chez Škoda (990 euros) que chez Volkswagen (1 200 euros). Notre verdict : l’ Škoda Epiq est une option intéressante. Compact à l’extérieur, il est spacieux à l’intérieur et offre une conduite saine, sûre et confortable, avec une puissance et une durabilité raisonnables. Il est agréable à conduire et adapté à une petite famille. Grâce à la prime gouvernementale et à une bonne remise à son lancement, l’Epiq se positionne avantageusement en termes de prix.