L’Écosse a entamé un nouveau chapitre de son histoire footballistique avec la nomination de Sébastien Pocognoli au poste de sélectionneur national. Cette décision fait suite au départ de Steve Clarke, qui a dirigé l’équipe nationale pendant sept ans et l’a menée à trois grands tournois internationaux. Pocognoli, un Belge de 39 ans, a déjà suscité un certain enthousiasme en restructurant l’effectif, mais son succès dépendra de sa capacité à imposer un style de jeu attrayant et à obtenir des résultats concrets. La Fédération écossaise de football (SFA) a pris un risque calculé en choisissant Pocognoli, dont le parcours en tant qu’entraîneur se limite à 107 matchs, principalement à l’Union Saint-Gilloise et au Monaco, contre l’expérience bien plus étendue de Clarke. Le mandat de Clarke s’est caractérisé par une approche pragmatique, qui a permis à l’Écosse de se qualifier pour des tournois internationaux, même si son style de jeu a parfois été critiqué. Sous sa direction, l’équipe a retrouvé la scène mondiale après 28 ans d’absence, mais elle n’a pas réussi à marquer les esprits lors de la Coupe du Monde. Pocognoli devrait, quant à lui, privilégier un jeu plus dynamique et offensif, avec des informations indiquant qu’il pourrait opter pour un système en 3-4-3, mettant l’accent sur une attaque agressive dans les derniers mètres du terrain. Le nouvel effectif se compose d’un mélange de joueurs expérimentés et de jeunes talents. Le capitaine Andy Robertson a souligné l’énergie et l’enthousiasme des nouvelles recrues, et Pocognoli a déjà rencontré les cadres avant le stage de préparation de l’équipe en Espagne, où les joueurs ont enchaîné des entraînements intensifs. Plusieurs joueurs non retenus par Clarke, comme Robbie Ure, Luis Binks et Kristi Montgomery, ont rejoint le groupe, tandis que d’autres, comme Oli McBurnie, font leur retour pour se racheter après des échecs passés. La SFA met désormais l’accent sur la formation des jeunes, sous l’impulsion de son directeur technique, Craig Mulholland, une orientation qui contraste avec celle adoptée lors du match de 2017 contre la Slovénie, qui s’était soldé par un match nul 2-2 et avait éliminé l’Écosse des éliminatoires de la Coupe du Monde. La Slovénie, désormais dirigée par Bostjan Cesar, traverse une période difficile, avec seulement une victoire en dix matchs. Les prochains matchs de l’Écosse contre la Suisse, la Macédoine du Nord et la Slovénie sont perçus comme des occasions peu risquées pour Pocognoli d’imposer sa patte. Les parieurs, ou bookmakers, devraient accorder au nouveau sélectionneur un délai plus long que la moyenne pour s’adapter et prouver sa valeur.