Tesla vise à livrer son premier Cybercab d'ici 2026, mais se heurte à des obstacles réglementaires et à des retards dans la conduite entièrement autonome.
Tesla fixe au deuxième trimestre 2027 l'échéance de la conduite sans supervision
Tesla a fixé une nouvelle échéance, le deuxième trimestre 2027, pour que ses véhicules puissent rouler sans supervision, selon Ashok Elluswamy, responsable de l'IA chez Tesla. Cette mesure ne concerne que les quartiers desservis par le service Robotaxi, qui fonctionne dans six grandes agglomérations américaines, souvent sur une petite partie de la ville, les voitures roulant principalement à faible vitesse et en dehors des autoroutes.Le lancement du Cybercab se heurte à un examen réglementaire
L'entreprise prévoit de livrer son premier Cybercab à des clients avant la fin de 2026, malgré une enquête ouverte par l'autorité américaine de régulation, la NHTSA, à la suite des premières courses payantes du Cybercab à Austin, début septembre. La NHTSA examine la manière dont Tesla a homologué un véhicule à deux places sans volant ni pédales, le constructeur n'ayant demandé aucune dérogation.Les résultats financiers de Tesla sont contrastés
Le chiffre d'affaires de Tesla au troisième trimestre est resté stable, à 28,05 milliards de dollars, mais son bénéfice net a reculé de 43 %, à 787 millions de dollars, avec une marge opérationnelle de 2,6 %. L'entreprise attribue le recul de 2 % sur un an des livraisons de voitures, qui ont totalisé 486 532 véhicules, à une pénurie de batteries.Les dépenses de recherche augmentent pour soutenir l'IA et la robotique
Les dépenses de recherche ont progressé de 69 %, à 2,76 milliards de dollars, afin de financer l'IA et le robot Optimus. La direction a ralenti la production de voitures destinées aux clients, mais a accéléré la mise en service de son Robotaxi sans conducteur, qui ne dispose ni de volant ni de pédales.L'accès au logiciel FSD reste limité
Les propriétaires de véhicules équipés de l'ordinateur HW3 ont payé pour le logiciel Full Self-Driving (FSD), mais Tesla les a prévenus que leurs voitures ne pourront pas faire fonctionner la version sans supervision. En France, les conducteurs Tesla n'ont toujours pas accès à la version supervisée du FSD, que neuf pays européens ont autorisée avant un vote de l'Union prévu en décembre.La conception du Cybercab limite l'usage personnel
Les acheteurs du Cybercab ne pourront jamais le conduire, car il n'a ni volant ni pédales. Lars Moravy, vice-président chargé de l'ingénierie des véhicules, a fixé une échéance beaucoup plus proche pour le Cybercab, déclarant que l'entreprise s'efforce de le livrer à ses clients d'ici la fin de 2026.Elon Musk précise l'usage principal du Cybercab
Elon Musk a indiqué que la plupart de ces véhicules à deux places appartiendront à Tesla et serviront à son service de transport avec chauffeur. Tesla dispose jusqu'au 30 octobre pour répondre à l'enquête de la NHTSA. Ashok Elluswamy a insisté sur la nécessité d'obtenir toutes les autorisations réglementaires afin de déployer le Cybercab le plus rapidement possible.Les défis réglementaires et de sécurité persistent
Dans la baie de San Francisco, Tesla maintient un conducteur de sécurité à bord de chaque véhicule, car l'entreprise ne souhaite pas transmettre ses données à l'autorité californienne des véhicules. Elluswamy espère résoudre l'an prochain les problèmes de sécurité à l'origine de ces restrictions. Au Mondial de l'automobile de Paris, un Cybercab doré était exposé sur le stand de Tesla, mais il était à l'arrêt, sa circulation n'étant pas autorisée sur les routes françaises.