Les étudiants français font face à une répression sévère lors des mobilisations, suscitant des inquiétudes sur le traitement des mineurs et les violences policières.
Détention d'élèves français : un débat qui s'amplifie
En octobre 2026, des lycéens en France ont été placés en garde à vue lors de récentes mobilisations, ce qui a relancé le débat sur la manière dont les autorités gèrent le mouvement et sur le traitement réservé aux mineurs impliqués.Un avocat dénonce les méthodes policières
Mohamed Jaite, avocat et membre de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), a abordé ces questions dans le podcast de la LDH Voix et droits. Il s'est dit préoccupé par une approche de plus en plus autoritaire du maintien de l'ordre, qui, selon lui, mène à la confrontation, voire à la provocation.Critique des violences et de la réponse policières
Jaite a relevé une nette hausse des cas de violences policières et a critiqué la priorité immédiate accordée à la sécurité au détriment de la prise en compte des revendications des élèves. Il a insisté sur la nécessité de soutenir le mouvement afin de pousser le gouvernement vers une réponse favorable aux préoccupations des élèves.Traitement des mineurs et conditions de détention
Il a souligné que les mineurs devraient être traités différemment, en raison de leur âge et de leur statut, et a mis en garde contre les mauvaises conditions dans lesquelles ils sont retenus. La LDH, avec ses partenaires, a saisi le Contrôle général des lieux de privation de liberté (CGLPL) afin qu'il inspecte les commissariats et évalue les conditions de détention des mineurs ainsi que les motifs de leur placement.La LDH lance des actions juridiques et de plaidoyer
La LDH a engagé plusieurs campagnes et actions en justice, notamment une pétition intitulée Stop à la répression des jeunes : l'école n'est pas un champ de bataille ainsi qu'une action en justice pour défendre le droit de se réunir et de manifester. Un communiqué commun, signé par la LDH, a condamné la répression violente du mouvement lycéen.Commentaires publics sur la conduite de la police
Une tribune de Lucas Lévy-Lajeunesse, publiée dans Libération, affirme que si le maintien de l'ordre est important, il ne justifie pas de punir ou de se venger de lycéens en colère.