L'été 2026 en France et en Corse a été l'un des plus chauds et des plus extrêmes jamais enregistrés, avec des températures, une sécheresse et des incendies de forêt atteignant des niveaux sans précédent. Selon Météo-France, le service météorologique national, la température moyenne durant l'été était de 24°C, ce qui en fait l'été le plus chaud depuis le début des relevés en 1900. Cela dépasse de près un degré la précédente纪录 établie en 2003, et neuf des dix plus chauds étés ont eu lieu au cours des douze dernières années, soulignant une tendance inquiétante de hausse des températures. L'indicateur thermique national, qui mesure la température moyenne de la région, a été supérieur à la normale pendant 83 des 92 jours entre le 1er juin et le 31 août. Le jour le plus chaud jamais enregistré en France a eu lieu le 25 juin, avec une température moyenne de 30°C, soit plus de 10°C au-dessus de la moyenne saisonnière. Auparavant, la valeur la plus élevée enregistrée était de 29,4°C, établie en 2003 et à nouveau en 2019. La chaleur extrême était généralisée, avec 758 des 1 852 stations météorologiques en France et en Corse enregistrant des températures supérieures à 40°C. Les plus fortes lectures ont été enregistrées à Pruniers (Indre) à 45,2°C, à Les Herbiers (Vendée) à 44,7°C et à Bordeaux (Gironde) à 44,6°C. Non seulement les jours étaient torrides, mais les nuits étaient également inhabituellement chaudes. Des nuits tropicales – nuits où la température ne descend jamais en dessous de 20°C – ont été enregistrées à travers le pays. Paris a connu 29 telles nuits, tandis que Capo Sagro en Corse a vu jusqu'à 83 nuits tropicales. À Nice, la température a resté au-dessus de 20°C pendant 75 nuits consécutives, montrant que la chaleur n'était pas seulement un phénomène diurne. La chaleur extrême a été accompagnée d'une sécheresse sévère. En juin, seulement la moitié des précipitations moyennes pour le pays ont été enregistrées, et juillet a été le troisième mois le plus sec depuis 1959. Même les orages plus tard en été n'ont pas compensé le manque de pluie, entraînant des restrictions sur l'utilisation de l'eau dans plus de 80 % du pays. Ces restrictions ont affecté les rivières, les cours d'eau et l'eau de surface, illustrant la gravité de la sécheresse. La combinaison de sécheresse et de températures élevées a entraîné de nombreux incendies de forêt, en particulier en juillet et en août. Le plus grand incendie, à Porge (Gironde), a brûlé plus de 42 000 hectares entre le 22 juillet et le 1er août. D'autres incendies importants ont eu lieu à Fontainebleau, Solaure-en-Diois et Pontevès, brûlant des milliers d'hectares chacun. Selon le Système européen d'information sur les incendies de forêt (Effis), près de 70 000 hectares de forêts et de végétation ont été brûlés entre juin et août, un record depuis 2006. Ce montant était sept fois supérieur à la moyenne entre 2015 et 2025 et 50 % plus élevé que celui de l'année 2022, année particulièrement propice aux incendies.