Une attaque dans le sud de l'Ukraine fait dix-huit morts

Le 1 713e jour du conflit, un bombardement russe sur le village de Komyshuvakha, dans la région de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, a tué au moins dix-huit personnes et laissé de nombreuses personnes disparues, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a qualifié l'incident d'« absolument horrible ». L'attaque visait apparemment un bâtiment où des habitants étaient venus chercher de l'aide humanitaire et s'étaient réfugiés.

Des pourparlers de paix en contraste avec la violence

Zelensky a déclaré que cet incident envoie un signal contraire à la possibilité de la paix, alors que des négociations de paix devaient apparemment reprendre aux Émirats arabes unis, sous médiation américaine. Le moment choisi pour l'attaque a suscité des inquiétudes quant au risque de reprise des hostilités pendant les efforts diplomatiques.

L'Ukraine revendique des pertes russes record

L'armée russe aurait cédé 28 kilomètres carrés de terrain au cours du mois d'octobre, selon les calculs de l'AFP fondés sur les données de l'Institute for the Study of War (ISW). Les affirmations du ministère ukrainien de la Défense, relayées par Zelensky sur Telegram, indiquent que l'Ukraine a infligé à la Russie des pertes record au cours du même mois, avec « 54 400 soldats tués ou gravement blessés ».

Piratage de l'application d'alerte ukrainienne

Un fait notable concerne le piratage de l'application « Air Alert », utilisée pour avertir les Ukrainiens des bombardements russes. Ce piratage a été revendiqué par un groupe prorusse nommé Hitcore, qui a diffusé des notifications telles que « Alerte radiation », « menace chimique » ou « combats de rue ». Une notification menait à un compte Telegram appelé « HitcoreCorp », dont le logo représente une tête d'aigle dans un octogone sur fond de drapeau russe.

L'application russe visée également

Peu après ce piratage, le ministère russe des Situations d'urgence a annoncé une « cyberattaque massive » contre sa propre application d'alerte mobile, peu utilisée par la population mais relayée par les administrations régionales. Ce piratage n'a pas été revendiqué et a entraîné la diffusion de « fausses informations », dont une alerte annonçant une attaque nucléaire imminente contre la Russie.

Un responsable politique français s'exprime sur la politique d'aide

Par ailleurs, Raphaël Glucksmann, lors d'un échange avec l'Association de la presse diplomatique française (APDF), a déclaré qu'il pense que Marine Le Pen, si elle était élue présidente de la République, mettrait en œuvre sa proposition de « couper le robinet à Kiev », c'est-à-dire de mettre fin à l'aide à l'Ukraine. Il a affirmé que ceux qui pensent que Marine Le Pen suivrait une politique similaire à celle de Giorgia Meloni se trompent.