L’avenir de la tour Montparnasse, le plus haut bâtiment de Paris, prend un nouveau tournant après l’échec d’un important projet de rénovation évalué à 800 millions d’euros. Le nouveau conseil syndical de l’immeuble, composé de copropriétaires, s’est réuni pour la première fois depuis l’abandon du projet. Ses membres privilégient désormais une solution plus pragmatique et moins onéreuse que celle initialement envisagée. Cette nouvelle gouvernance devrait aussi permettre d’éviter de futurs conflits entre copropriétaires. Philippe Goujon, maire LR du 15e arrondissement de Paris, a exprimé sa déception face à ce revirement. Il a souligné que le projet avait été élaboré pendant dix ans et représentait un engagement majeur. Goujon s’est dit particulièrement frustré par la décision des copropriétaires de la tour Montparnasse — souvent qualifiée de « plus moche de Paris » — de renoncer à ce coûteux plan de rénovation. Certaines administrations locales, qui avaient soutenu le projet initial, tentent encore de comprendre les raisons de son abandon. Un haut fonctionnaire a indiqué que, malgré des interrogations, l’attente était que les travaux commencent en septembre. Pourtant, le projet a finalement été officiellement abandonné, et le point de non-retour a été franchi le 23 septembre lors d’une assemblée générale mouvementée. Les copropriétaires y ont massivement rejeté le plan initial. Lors de cette même réunion, le businessman Xavier Niel, l’un des principaux copropriétaires de la tour Montparnasse, a proposé une alternative. Ce nouveau projet, jugé plus réaliste et moins dispendieux, est désormais au cœur des discussions. La nouvelle gouvernance vise à faciliter la prise de décision et à éviter les tensions qui avaient conduit à l’échec du précédent projet.