Dans le quartier des Beaux-Arts à Montpellier, les habitants unissent leurs forces pour protéger leur quartier contre des projets de développement qu’ils estiment favoriser les intérêts privés au détriment des valeurs sociales et écologiques. Au cœur du débat se trouve la Cité bergère, une parcelle privée utilisée pour le maraîchage. En août 2025, le conseil municipal, dirigé par le maire socialiste Michaël Delafosse, a accordé des permis de construire pour deux bâtiments de 15 mètres de haut couvrant près de 8 000 mètres carrés (m²), une partie du terrain devant rester dédiée à la culture. Un collectif local, Préservons la Cité bergère, a recueilli 26 000 signatures sur une pétition, faisant valoir que le projet réduirait la surface cultivable de 4 400 à 1 800 m². La ville affirme que le nouveau PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal) et PLUiC (Plan local d’urbanisme intercommunal pour le climat) ont limité la zone constructible à 20 % de la parcelle, le reste devant rester intact. Cependant, le groupe conteste cette version, dénonçant un processus de consultation défaillant, mené uniquement en ligne.
L’avocate du collectif, Tamaris Fürstenheim, accuse la municipalité de greenwashing, un terme désignant des efforts superficiels pour donner une image écologique sans changements réels. Elle s’inquiète des risques d’inondation et d’un pin protégé situé dans une zone boisée classée. Elle estime que la ville n’a pas tenu ses promesses écologiques, car les terres préservées pourraient ne pas être utilisées pour l’agriculture, mais transformées en parc ou en un autre espace vert non agricole. La ville défend le projet, insistant sur le fait qu’il s’agit d’une initiative privée et soulignant les avancées permises par les nouveaux schémas d’urbanisme.
Les habitants s’opposent également aux projets d’implantation d’une grande enseigne de commerce dans un bâtiment voisin, qu’ils jugent susceptible de nuire aux 30 petites entreprises du quartier. Ce bâtiment, autrefois une salle de sport et de danse, est vacant depuis 2021. Thomas Champigny, de l’association Beaux-Arts Pierre Rouge, s’interroge sur la nécessité d’un grand magasin dans une zone piétonne et propose d’utiliser des outils de médiation pour associer les habitants à la décision concernant l’avenir du lieu. L’élue d’opposition Julia Mignacca soutient cette approche, insistant sur l’importance de l’implication des habitants dans ces choix.
Le quartier des Beaux-Arts a une longue histoire d’activisme mené par ses résidents, comme en témoignent les efforts pour préserver le stade Père Prévost au début des années 2010. À l’époque, les habitants avaient réussi à faire échec à un projet immobilier qui aurait transformé le site en 300 logements. Aujourd’hui, le stade est utilisé par des clubs sportifs et des associations du quartier. Les résidents actuels continuent de s’opposer à ce qu’ils perçoivent comme une spéculation immobilière croissante et la disparition du caractère méditerranéen et du côté village de leur quartier.
Les habitants du quartier Beaux-Arts de Montpellier s'opposent aux projets de développement
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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- 🇫🇷Vert



