Une mobilisation s'est développée contre la fermeture prévue de la librairie Gibert Barbès à Paris, avec une pétition dépassant 2 000 signatures contre cette décision. La pétition, initiée par Valérie Van den Bos, libraire de livres pour enfants et élue CGT au CSE de Gibert Joseph Paris, défend les 22 employés de l'établissement, ses clients et la maintenance d'une offre culturelle locale. Le groupe Gibert, placé en procédure de redressement judiciaire en avril, prévoit 84 suppressions de postes à l'échelle de l'entreprise. La fermeture de la librairie Barbès, l'une de ses adresses spécifiques à Paris identifiées pour les livres d'occasion, contredit le plan 2030 du groupe, qui vise à placer les livres d'occasion « au cœur du modèle ».
Le local de 15-17 boulevard Barbès a été choisi en 2013 pour succéder à Virgin dans les locaux de 2 000 m², la ville du 18e arrondissement souhaitant préserver l'activité culturelle dans le quartier. Cependant, la situation actuelle a conduit à des demandes des employés pour préserver la présence du magasin. La pétition met en avant trois points : les emplois, l'accès à une offre de papeterie et de livres d'occasion, et la maintenance d'un lieu culturel à Barbès. Bien que le magasin emploie 22 personnes, 21 postes auraient été signalés comme étant en danger, et un processus de reclassement vers les magasins de Paris 6 était en cours. Le nombre de suppressions de postes prévues à Paris a légèrement diminué.
Les organisateurs de la mobilisation évoquent des raisons matérielles pour l'aggravation de la situation, notamment un système de climatisation hors service depuis plusieurs années, de nombreuses infiltrations d'eau, ainsi qu'un conflit de travail avec Paris Habitat. La pétition mentionne également un loyer jugé trop élevé par rapport à l'activité du site. Ces éléments font partie de leur présentation du dossier, bien que la répartition exacte des responsabilités entre les différentes parties n'ait pas été établie indépendamment dans son ensemble.
Concernant l'approvisionnement, l'observation est confirmée. Le Monde a noté le 14 août des rayons largement vides dans plusieurs magasins Gibert et a lié ces difficultés à la sous-traitance des opérations logistiques après la vente du entrepôt de Vitry-sur-Seine, les opérations ayant été confiées à ID Logistics à Plessis-Pâté. Le problème ne se limite pas à Barbès.
La mobilisation intervient alors que le groupe subit un redressement bien plus large. À Paris, Barbès, le coin Printemps Nation et la librairie du quai Saint-Michel font partie des points de vente dont la fermeture a désormais été confirmée par la direction. Deux jours de grève ont déjà eu lieu, les 26 et 29 août. Pendant le premier, trois magasins parisiens n'ont pas pu ouvrir. À Barbès, les organisateurs de la pétition indiquent que le rideau était également baissé le 29 août. Un fonds de soutien pour les employés de Barbès et du Saint-Michel a depuis été ouvert.
Le cas a atteint la mairie. Dans une interview avec ActuaLitté, Nicolas Bonnet Oulaldj, adjoint au maire de Paris chargé de l'emploi et de l'intégration, a jugé la disparition du magasin nuisible pour un quartier où les offres culturelles constituent un défi particulier. Il a indiqué avoir contacté Paris Commerces concernant l'accessibilité et les travaux de maintenance. Les élus communistes du 18e doivent renouveler un souhait en faveur de la maintenance de l'établissement.
Les employés mentionnent une fermeture qui pourrait avoir lieu dès octobre, bien qu'aucune date limite ne leur ait été communiquée. La fermeture est confirmée, mais la date exacte à laquelle Barbès perd sa librairie n'est toujours pas déterminée.
Mobilisation contre la fermeture de la librairie parisienne Gibert Barbès
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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