Le groupe Glénat a lancé **Glénat Signature**, une nouvelle division dédiée à la création et à la publication de livres sur mesure pour les entreprises, les marques et les institutions. Cette initiative, dirigée par Corinne Tran, récemment nommée directrice du développement et des éditions déléguées, vise à dépasser le cadre traditionnel de l’édition déléguée en traitant chaque projet comme une entreprise éditoriale à part entière. De la conception initiale à la production, et le cas échéant à la distribution, cette division ambitionne de proposer des contenus de haute qualité, adaptés aux besoins spécifiques de ses clients. La structure s’appuie sur l’expertise combinée de Glénat et des Éditions Hugo, mobilisant des compétences dans des domaines variés tels que la bande dessinée, le manga, les romans graphiques, les beaux livres, la littérature jeunesse, le sport, la romance et la littérature générale, ainsi que le talent créatif de leurs auteurs et illustrateurs. Corinne Tran dispose d’une expérience solide dans les médias et l’édition. Avant de rejoindre Editis en 2019, elle a travaillé au sein de grandes agences publicitaires et groupes médiatiques français. À Editis, elle a créé et dirigé pendant sept ans le département « Partenariats et Développement éditorial ». Elle a rejoint le groupe Glénat le 15 juillet 2026 pour piloter cette nouvelle structure et développer des partenariats avec les entreprises, les marques et les institutions. D’autres évolutions notables ont marqué le secteur de l’édition ces derniers mois. Arnaud Labory a été nommé directeur du service de presse d’Albin Michel, tandis que Hachette Livre a annoncé une réorganisation de sa gouvernance internationale à partir de 2027, avec David Shelley qui prendra un rôle de conseiller stratégique. Les Éditions du Félin ont lancé une nouvelle collection intitulée Éclairage, composée de courts ouvrages aux chapitres indépendants, pouvant être lus dans n’importe quel ordre. Par ailleurs, le Syndicat national de l’édition (SNE) a renouvelé son conseil d’administration pour le mandat 2026-2027, avec Geneviève Pigeon qui conserve la présidence. Le secteur de l’édition a également connu l’instauration d’une nouvelle grille salariale pour l’ensemble des salariés, incluant deux augmentations du salaire minimum depuis l’année précédente. Editis a nommé Valentin Bouvet directeur des opérations, et le groupe espagnol Grupo Planeta prépare son retour sur le marché français avec un nouvel imprint parisien, **Éditions Planeta**, dont le lancement est prévu pour 2027. Parmi les autres actualités, on peut citer le centenaire des Éditions Dangles, une polémique autour du roman C’était ça ou mourir concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle, ainsi que le décès de plusieurs figures majeures du secteur, dont Maggie Doyle, qui a dirigé la littérature étrangère aux Éditions Robert Laffont pendant plus de vingt ans, et Jean Orizet, cofondateur des Éditions Cherche Midi. Par ailleurs, l’éditeur français de Ken Follett, Margaret Atwood et John Banville a quitté ses fonctions, et la disparition de Maggie Doyle marque la fin d’une époque. Le secteur a aussi vu émerger de nouvelles initiatives, comme le projet Windows on Christmas, une collection de 24 nouvelles à vocation philanthropique, ainsi que la sortie en français pour la première fois de L’Histoire de Kullervo de J.R.R. Tolkien. Le premier roman lauréat du prix Renaudot en 1926 a été réédité, et Ravensburger a annoncé une nouvelle collection de livres LEGO, dont la distribution en Allemagne, en Autriche et en Suisse est prévue à partir de 2027. À l’international, huit librairies indépendantes aux États-Unis ont exprimé leurs craintes quant à l’impact potentiel de la politique anti-terroriste de Trump sur leurs activités. En Argentine, les librairies ont enregistré une baisse de chiffre d’affaires de 41,5 %. Au Brésil, éditeurs et libraires ont appelé à la mise en place d’une politique publique du livre en amont de l’élection présidentielle. Enfin, en Russie, des inquiétudes ont été soulevées quant à la possibilité que jusqu’à 70 % des fonds municipaux soient retirés de l’accès public en raison de restrictions sur certains ouvrages.