Le mercredi 7 octobre, le Sommet de l'élevage de Cournon-d'Auvergne, près de Clermont-Ferrand, est devenu une étape importante pour les personnalités politiques en vue des élections présidentielles de 2027. Des candidats de premier plan comme Marine Le Pen, François Ruffin, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan y ont participé, échangeant avec les agriculteurs et les visiteurs. L'événement gagne en importance à l'approche de la saison électorale, attirant l'attention nationale et s'imposant comme une visite incontournable pour les grandes figures politiques. Environ 200 journalistes ont été accrédités pour couvrir la manifestation, et la présence de Le Pen a notamment permis aux participants de prendre des selfies avec elle. Certains visiteurs ont exprimé un scepticisme quant à cet engagement politique. Martine, une agricultrice retraitée, a critiqué l'événement en le qualifiant davantage de spectacle que de rassemblement politique porteur de sens. Elle a souligné que les dirigeants politiques font souvent des promesses sans les tenir. Des participants plus jeunes, comme Samantha et Eva, étudiantes en ingénierie agronomique, ont abordé la présence des politiques avec un regard critique. Samantha a noté que les photos avec Le Pen relevaient davantage de la moquerie que d'un réel intérêt pour ses propositions. Frédérique, entrepreneure en situation de handicap, a décrit l'événement comme une vitrine politique, mais a douté que les échanges ne débouchent sur des changements concrets. Elle s'est approchée directement de Le Pen pour évoquer les problèmes des travailleurs indépendants et des entrepreneurs en situation de handicap. Christelle, éleveuse de chevaux, s'est dite favorable à la présence du Rassemblement national, exprimant un désir de changement et une ouverture à l'égard d'une alternative d'extrême droite. Gill, un retraité et sympathisant, a vu dans cet événement une tribune pour les idées patriotiques et a estimé que c'était un mouvement nécessaire compte tenu de l'état actuel de la France. Éric Zemmour, président du mouvement Reconquête, a appelé à un rééquilibrage de la politique agricole commune en faveur de la production et a proposé une « exception agricole française ». Il a également plaidé pour une sortie des accords de libre-échange tout en restant dans le marché unique européen. Nicolas Dupont-Aignan, de Debout la France, a milité pour un retour à la souveraineté française, citant la Suisse en exemple. Sa visite a été plus discrète que celle des autres candidats. Laurent Wauquiez, qui n'est pas candidat en 2027, s'est entretenu avec les agriculteurs aux côtés de Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et d'autres responsables du parti LR. Jean Lassalle, du mouvement Résistons, est brièvement passé et a lancé une campagne de financement pour une éventuelle candidature en 2027. Parmi les autres personnalités attendues à ce sommet figuraient Fabien Roussel, du PCF, Gabriel Attal, du parti Renaissance, Édouard Philippe, d'Horizons, ainsi qu'Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, qui devait participer aux travaux le jeudi 8 octobre.