Edouard Philippe, candidat à l’élection présidentielle française sous l’étiquette du parti Horizons, a présenté jeudi 1er octobre à Annemasse, en Haute-Savoie, son plan pour lutter contre le trafic de stupéfiants. L’ancien Premier ministre a plaidé en faveur d’un « choc d’efficacité pénale », évoquant des mesures plus strictes pour endiguer ce phénomène. Parmi ses propositions figure l’extension des dispositions pénales actuellement réservées aux actes terroristes aux trafiquants de drogue. Selon lui, cette approche permettrait d’envoyer un signal plus fort contre la criminalité organisée et de réduire l’offre de substances illicites en France. L’idée d’appliquer des lois antiterroristes aux trafiquants de drogue suscite un débat parmi les juristes et les parlementaires. Certains y voient une mesure disproportionnée, tandis que d’autres estiment qu’elle pourrait dissuader les infractions liées aux stupéfiants. Cette annonce intervient alors que les inquiétudes grandissent face à la violence liée aux trafics et à l’emprise croissante de la criminalité organisée en France. Les propositions de Philippe visent à répondre à ces enjeux par un cadre juridique plus rigoureux, même si elles restent controversées dans les milieux politiques et juridiques.