La Marine nationale française a découvert l’épave d’un navire marchand du XVIe siècle au large de Ramatuelle, à une profondeur de 2 567 mètres — plus profonde que toute épave précédemment recensée dans les eaux françaises. L’épave, baptisée Camarat 4 en référence au cap voisin, mesure environ 30 mètres de long sur 7 mètres de large. Elle a été localisée le 4 mars 2025 lors d’un balayage sonar mené par une équipe du CEPHISMER, le centre d’expertise humain et d’intervention sous-marine de la Marine nationale. Cette équipe effectuait une mission militaire de surveillance des grands fonds lorsqu’elle a fait cette découverte. Les premières analyses indiquent que le navire aurait été construit en Ligurie, une région du nord de l’Italie.
Pour explorer l’épave, un robot téléopéré nommé Arthur a été déployé à des profondeurs où la pression serait trop élevée pour tout être humain. Le robot a capté 66 974 photographies en trois heures, permettant une reconstruction en 3D de l’épave grâce à une technique appelée photogrammétrie. Une seconde mission, nommée CALLIOPE 26.1, s’est déroulée début avril 2026 depuis le navire support Jason, sous la direction scientifique de l’archéologue Marine Sadania, du DRASSM. Les images ont révélé six canons disposés comme ils l’étaient le premier jour de l’échouage, une ancre massive encore attachée à sa chaîne, deux chaudrons ainsi qu’une centaine d’assiettes jaunes empilées avec une régularité presque troublante. Plus de 200 cruches en faïence polychrome étaient également visibles, certaines reposant à la surface des sédiments, d’autres probablement enfouies sous ceux-ci. L’une de ces cruches présentait un motif inédit, suggérant de nouvelles perspectives sur les échanges commerciaux en Méditerranée à cette époque.
Malgré la richesse du site, la Marine nationale et le DRASSM ont décidé de ne remonter que quatre objets : trois cruches et une assiette. Deux des cruches serviront à tester différentes méthodes de conservation, tandis que la troisième sera destinée à des analyses archéométriques. Le reste de l’épave reste intact, conformément aux directives de l’UNESCO. Une boîte de conserve en aluminium a été retrouvée près de l’ancre, un petit mais significatif rappel de l’activité humaine à de telles profondeurs extrêmes.
Le Musée national de la Marine de Toulon inaugurera une exposition intitulée Plongée(s) dans l'inconnu à partir du 18 novembre 2026, où le public pourra découvrir les images capturées par le robot ainsi que les quatre objets remontés. Cependant, l’épave elle-même reste inaccessible au grand public, la médiation scientifique étant la seule voie pour s’engager avec ce site. Cette approche garantit la préservation de l’épave tout en permettant aux chercheurs et au public d’en tirer des enseignements sur son importance historique.
La marine française découvre l'épave du XVIe siècle la plus profonde dans ses eaux
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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