Un adolescent de 15 ans a perdu sa main ce lundi après qu’un policier aurait lancé une grenade assourdissante à proximité d’un lycée à Lens. L’incident s’est produit lors d’une manifestation près du lycée Auguste Béhal. Les circonstances exactes restent floues, une enquête de l’IGPN (Inspection générale de la Police nationale) étant en cours pour déterminer si l’adolescent a ramassé la grenade ou si celle-ci lui est tombée dessus. Un premier rapport décrivait la grenade comme « assourdissante », tandis qu’une autre source évoquait initialement une grenade de désencerclement. L’adolescent aurait perdu l’usage de sa main gauche et « deux doigts de sa main droite », les médecins envisageant une amputation au niveau du poignet ou du coude.
Certains jeunes ont poursuivi les protestations mardi, cette fois aux côtés de syndicats. D’autres expriment désormais une crainte de la violence policière. Un enseignant du lycée Auguste Béhal, où est scolarisé l’élève blessé, a indiqué que l’établissement a fermé lundi après-midi et mardi, une cellule d’écoute et de soutien ayant été mise en place pour les élèves affectés. L’enseignant a décrit une atmosphère de « choc, consternation et colère », précisant que l’élève était en seconde professionnelle et que son avenir professionnel serait « compliqué » après la perte de l’usage d’une main.
La direction générale de la police nationale a été officiellement mise en cause pour « violences ayant entraîné une mutilation et une incapacité permanente », selon le procureur de Béthune. Les policiers auraient été surarmés lors de l’incident, un témoin estimant qu’environ 50 à 60 CRS (Compagnies républicaines de sécurité) faisaient face à 150 à 200 élèves. Selon une source policière, l’adolescent a été blessé par « une grenade assourdissante », tandis qu’une source syndicale évoquait initialement une grenade de désencerclement. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué qu’au moins un cocktail Molotov avait été lancé par des manifestants.
Les forces de l’ordre font l’objet de critiques pour une réponse jugée disproportionnée face à des incidents isolés. Juliette Beigelman, avocate et membre du syndicat des avocats de France, a souligné que si des incidents graves surviennent lors des manifestations, la riposte des forces de l’ordre est « disproportionnée » et « venimeuse ». Un lycéen de 16 ans, Mike Ryan, a qualifié l’incident de « terrifiant », affirmant que « on a l’impression d’être en guerre ». Un autre élève, Walid, a déclaré que les lycéens devaient « continuer » à faire entendre leurs revendications, ajoutant que « ce n’est pas en nous arrachant les mains, les pieds ou d’autres parties du corps qu’ils nous arrêteront ».
Les forces de l’ordre sont visées par de multiples plaintes, la police étant mise en cause pour la dixième fois depuis le début de la mobilisation. Un lycéen de 16 ans a perdu l’usage d’un œil lors d’une manifestation, le procureur évoquant une blessure compatible avec un tir de LBD (Lanceur de balles de défense), une arme dite non létale. Un policier a également porté plainte pour une tentative de noyade filmée lors d’une mobilisation. Le syndicat CGT, qui représente les travailleurs, a promis de protéger ses membres, tandis que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué qu’il répondrait de la situation devant une commission parlementaire.
Manifestations à Lens contre l'usage de grenades par la police et tensions croissantes
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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