La WTA s'attaque au harcèlement dans le tennis

L'Association des joueuses de tennis professionnelles (WTA) intensifie ses efforts pour lutter contre le harcèlement dont sont victimes les joueuses, en particulier de la part des parieurs et sur les réseaux sociaux, selon Lindsay Brandon, directrice de la protection et de l'intégrité à la WTA.

Hausse des cas signalés

Lindsay Brandon a abordé ce sujet dans le podcast Love All, animé par Kim Clijsters et Blair Henley, le 28 octobre. Elle a indiqué que son service avait traité 114 cas en 2026, contre 78 pour l'ensemble de l'année 2025. Ces cas recouvrent différentes formes de harcèlement, notamment de la part de parieurs qui s'en prennent aux joueuses après avoir perdu leurs paris.

Les parieurs, principale source des abus

Brandon a précisé que la plupart des comportements abusifs émanent de parieurs en colère, qui misent non seulement sur le tennis, mais aussi sur d'autres sports. Cela correspond à un rapport de la WTA publié en juillet 2026, qui indique que 42 % des messages abusifs reçus en 2025 étaient liés aux paris sportifs. Ce pourcentage grimpe à 59 % pour les cas de harcèlement les plus graves.

De nouveaux outils pour lutter contre les abus

Pour faire face à ce phénomène, la WTA utilise Threat Matrix, un système de surveillance des réseaux sociaux, ainsi que le programme Bad Actor. Ce dispositif permet aux opérateurs de paris partenaires d'identifier les utilisateurs responsables de messages abusifs et de leur interdire de parier. Récemment, Fanatics Sportsbook a rejoint cette initiative.

Enquête sur les abus en personne

Outre le harcèlement en ligne, la WTA examine également d'éventuels comportements abusifs dans l'environnement physique des joueuses. Brandon a suggéré que la hausse des cas signalés en 2026 pourrait s'expliquer par une meilleure identification des problèmes et des signalements plus fréquents, plutôt que par une augmentation réelle des incidents.