La WTA s'attaque au harcèlement des joueuses, en se concentrant sur les parieurs et les abus en ligne, et révèle une forte hausse des cas signalés.
Le WTA s'attaque au harcèlement dans le tennis
La Women's Tennis Association (WTA) a intensifié ses efforts pour lutter contre le harcèlement visant les joueuses, en mettant particulièrement l'accent sur les abus venant de parieurs et de sources en ligne. Cette démarche intervient alors que les inquiétudes grandissent quant aux effets des interactions en ligne sur les athlètes.Lindsay Brandon évoque les cas d'abus
Lindsay Brandon, directrice de la protection et de l'intégrité à la WTA, a évoqué ces efforts lors d'un entretien dans le podcast Love All, animé par Kim Clijsters et Blair Henley. Elle a indiqué que son service avait traité 114 cas en 2026, contre 78 en 2025, une hausse importante.Les paris sportifs liés aux abus
Mme Brandon a souligné qu'une part importante des messages abusifs identifiés en 2025 était liée aux paris sportifs. Plus précisément, 42 % de l'ensemble des messages abusifs étaient en rapport avec les paris, un pourcentage qui grimpe à 59 % pour les cas d'abus les plus graves.La WTA utilise la technologie pour lutter contre les abus
Pour répondre à ce problème, la WTA utilise Threat Matrix, un système de surveillance des réseaux sociaux, ainsi que le Bad Actor Program, qui permet aux opérateurs de paris partenaires d'identifier et de bloquer les utilisateurs responsables d'envoi de messages nuisibles. Fanatics Sportsbook a récemment rejoint cette initiative.Enquêtes sur les abus en présentiel
Au-delà du harcèlement en ligne, la WTA enquête également sur d'éventuels comportements abusifs dans les lieux où les joueuses s'entraînent et participent aux compétitions. Toutefois, les 114 cas traités en 2026 ne sont pas tous forcément confirmés comme des incidents d'abus avérés.La hausse des signalements reflète peut-être une meilleure sensibilisation
L'augmentation du nombre de cas signalés pourrait aussi s'expliquer par une meilleure identification des situations problématiques et par une plus grande volonté, de la part des joueuses et du personnel, de signaler les problèmes. Cela laisse penser que les efforts de la WTA conduisent probablement à davantage de transparence et de responsabilité.