Des récentes fouilles archéologiques ont mis au jour une découverte intrigante sur le site d’un cimetière égyptien antique situé près du célèbre complexe des pyramides de Giza. Cette découverte, une mystérieuse anomalie souterraine, a été révélée grâce à des investigations menées à l’aide de techniques géophysiques avancées, dont le radar à pénétration de sol (GPR) et la tomographie par résistivité électrique (ERT). Ces méthodes ont permis de détecter d’éventuelles structures enfouies, ouvrant la voie à de nouvelles explorations archéologiques. Les techniques d’exploration géophysique, comme le radar géologique (GPR), les levés de résistivité électrique et les prospections magnétiques, sont des outils essentiels dans les études archéologiques. Elles permettent de repérer des anomalies archéologiques enfouies avant même de commencer les fouilles, facilitant ainsi l’identification de sites connus ou inconnus et contribuant à leur préservation. Ces méthodes évoluent constamment. Par exemple, le GPR est utilisé depuis les années 1980, mais les techniques de levé se sont améliorées avec le temps. À l’origine, les relevés se faisaient en ligne droite, mais aujourd’hui, les études bidimensionnelles et tridimensionnelles sont courantes. De plus, l’intégration des systèmes de positionnement par satellite permet d’obtenir des images 3D précises, ce qui facilite l’interprétation des données. En Égypte, où se trouvent de nombreux sites archéologiques majeurs, ces techniques sont particulièrement utiles. Par exemple, dans la région de Giza, des études ont révélé des structures souterraines autour des pyramides et du Sphinx. Ces découvertes ont été rendues possibles grâce à des méthodes comme la résistivité électrique et le GPR. Le cimetière occidental de Giza, connu pour être un important site funéraire pour la royauté égyptienne antique, a fait l’objet de levés géophysiques plus récents. Situé à l’ouest de la Grande Pyramide, il abrite de nombreuses mastabas, des tombes souterraines typiques de l’Égypte ancienne. Ces structures, plates et rectangulaires, sont construites en calcaire ou en briques de boue, avec une chambre souterraine reliée à un puits vertical. Bien que la plupart de ces sites soient enfouis sous le sable, les méthodes d’exploration géophysique permettent de déterminer leur emplacement exact depuis la surface. L’équipe de recherche s’est concentrée sur une zone plate et vide du cimetière où aucune structure aérienne n’avait été identifiée auparavant. Ces levés, réalisés par une équipe incluant des experts de l’Université internationale Higashi Nippon et de l’Université de Tohoku au Japon, ainsi que du National Research Institute of Astronomy and Geophysics (NRIAG) en Égypte, ont finalement révélé une anomalie significative suggérant la présence de structures archéologiques jusqu’alors inconnues. Plus précisément, les archéologues mentionnent une structure peu profonde en forme de L, située à une profondeur pouvant atteindre environ deux mètres, et une structure plus profonde d’environ dix mètres sur dix, s’étendant jusqu’à environ dix mètres sous la surface. Selon eux, la structure peu profonde pourrait avoir servi d’entrée à la structure plus profonde. La nature de cette dernière reste indéterminée, mais les chercheurs estiment qu’il pourrait s’agir d’une tombe antique. Toutefois, des fouilles supplémentaires seront nécessaires pour confirmer cette hypothèse et déterminer la nature exacte de ce qui se cache sous la surface. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Archaeological Prospection.