Alexandra Eala avait déjà décidé de représenter les Philippines avant son arrivée à Nagoya pour les Jeux asiatiques. Entre le tournoi WTA 1000 de Pékin et les Jeux asiatiques, la numéro 18 mondiale a choisi de porter les couleurs de son pays. Cette décision ne lui a pas valu la médaille d’or qu’elle espérait. Eala s’est inclinée en demi-finales face à la Chinoise Wang Xiyu sur le score de 3-6, 6-3, 6-2, et s’est contentée de la médaille de bronze. Vendredi, Wang a décroché l’or en battant sa compatriote Zhang Shuai, 6-2, 6-1 en 66 minutes, s’assurant ainsi une précieuse place de qualification olympique. Quatre joueuses se sont partagé le podium : Wang Xiyu (Chine), Zhang Shuai (Chine), Alexandra Eala (Philippines) et Yuliya Putintseva (Kazakhstan). Eala a manqué une opportunité qui dépassait le cadre des Jeux asiatiques : la vainqueure du tournoi obtenait d’office une place pour le tournoi olympique de Los Angeles en 2028. Malgré cette déception, elle n’a pas remis en question sa décision de représenter son pays. « Je suis vraiment heureuse d’avoir vécu cette expérience, d’avoir senti ce soutien, d’avoir fait partie de l’équipe et d’avoir pu rejouer pour mon pays », a-t-elle déclaré après sa défaite. Interrogée directement sur d’éventuels regrets, sa réponse était sans ambiguïté : « Non. Je n’ai aucun regret. » Les Philippines avaient beaucoup à perdre en renonçant au tournoi de Pékin. L’Open de Chine, qui s’est tenu du 30 septembre au 11 octobre, est un tournoi WTA 1000 réunissant presque toute l’élite du circuit féminin. La WTA avait indiqué début septembre que Eala et Victoria Mboko étaient les seules joueuses du Top 20 absentes de la liste des participantes. L’absence d’Eala à ce tournoi, considéré comme obligatoire par la WTA, aurait pu entraîner des conséquences réglementaires, dont une amende et une pénalité sur son classement.