Une exposition chimique associée à un QI plus faible chez les enfants

Une étude a montré que l'exposition à certains produits chimiques au cours du troisième trimestre de grossesse pourrait être associée à une baisse faible mais mesurable du score de QI des enfants. La recherche s'est concentrée sur les phtalates et les phénols, que l'on trouve couramment dans les emballages, les cosmétiques et d'autres produits du quotidien.

Détails de l'étude et méthodologie

L'étude a porté sur 380 femmes enceintes et leurs nourrissons. Les niveaux d'exposition à 26 phtalates et phénols ont été mesurés à partir de plusieurs échantillons d'urine. À l'âge de trois ans, les capacités cognitives des enfants ont été évaluées par un neuropsychologue à l'aide d'un test standardisé. D'autres facteurs, comme le niveau d'études des parents ou la durée de l'allaitement, ont également été consignés.

Substances prioritaires et résultats

Les chercheurs se sont concentrés sur des substances déjà identifiées comme nocives, notamment deux bisphénols (A et S) et certains phtalates spécifiques. L'étude a révélé que des niveaux d'exposition plus élevés à un mélange de ces substances étaient liés à une baisse de 2,86 points des scores de QI. L'exposition individuelle à quatre de ces substances était également corrélée à des scores de QI plus faibles.

Impact à l'échelle de la population

Si une petite baisse du QI d'un enfant pris isolément peut sembler anodine, l'étude souligne qu'à l'échelle d'une population, cela pourrait se traduire par davantage d'enfants confrontés à des difficultés et moins d'enfants excellant sur le plan scolaire. Cela a des implications potentielles pour l'éducation, la santé et l'économie, d'autant que de nombreuses substances neurotoxiques n'ont peut-être pas encore été étudiées.

Prévention et réglementation

Les substances étudiées ne restent pas longtemps dans l'organisme, ce qui en fait de bonnes cibles pour la prévention. Réduire l'exposition grâce à des choix personnels, comme utiliser moins de cosmétiques ou limiter les aliments emballés, peut aider. Toutefois, la mesure la plus efficace reste la réglementation et la restriction des substances nocives, afin de profiter à l'ensemble de la population.