Exposition à des substances chimiques pendant la grossesse étudiée

Des substances chimiques couramment présentes dans les produits du quotidien, comme les cosmétiques, les emballages alimentaires et les plastiques, pourraient affecter le développement cognitif des jeunes enfants, selon des études publiées le 20 octobre 2026 dans la revue Environmental Health Perspectives. Les recherches se sont concentrées sur le troisième trimestre de grossesse, une période critique pour le développement du fœtus, et ont mis en lumière la difficulté de protéger les enfants contre des substances chimiques largement répandues dans l'environnement.

Équipe de recherche et familles chimiques étudiées

Les études ont été menées par une équipe de recherche de l'Inserm, de l'Université Grenoble-Alpes, du CNRS, du CHU de Grenoble et de l'Université de Grenade, en Espagne. Les scientifiques ont examiné deux grandes familles de composés chimiques : les phtalates, utilisés dans certains plastiques, et les phénols, qui comprennent notamment les bisphénols et les parabènes. Certains de ces composés sont avérés ou suspectés d'être des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire des substances susceptibles d'interférer avec le système hormonal, lequel joue un rôle essentiel dans le développement du fœtus.

Présence des substances chimiques dans la population générale

Ces substances ont été détectées chez presque toute la population, ce qui rend leur évitement complet particulièrement difficile. Pour mieux comprendre leurs effets éventuels sur le cerveau en développement, les chercheurs ont suivi 380 femmes enceintes et leurs enfants.

Conception de l'étude et résultats

L'étude a suivi les enfants depuis la naissance jusqu'à la petite enfance, en évaluant leur développement cognitif ainsi que leurs niveaux d'exposition. Les chercheurs ont constaté qu'une exposition plus élevée aux phtalates et aux phénols était associée à des retards dans le langage et la motricité, ce qui suggère un lien potentiel entre ces substances chimiques et le développement de l'enfant. Les résultats soulignent la nécessité de poursuivre les recherches et, éventuellement, de prendre des mesures réglementaires pour réduire l'exposition pendant la grossesse.