Iakoutsk, ville de Sibérie, est réputée pour son froid extrême, avec des températures enregistrées jusqu’à -64,4 °C, ce qui en fait la ville la plus froide du monde. Construite sur le pergélisol, ses bâtiments sont érigés sur pilotis pour éviter que le sol ne fonde sous leurs fondations. L’économie de Iakoutsk repose en grande partie sur l’exploitation des mines de diamants, le groupe Alrosa exploitant onze des douze mines de diamants russes de la région. Ces mines fournissent environ 20 % des diamants bruts mondiaux, et l’infrastructure ainsi que l’économie locales sont largement financées par Alrosa, une entreprise directement contrôlée par l’État russe. Iakoutsk connaît un hiver long, s’étendant d’octobre à mai, avec des températures moyennes en janvier autour de -40 °C. En janvier 2023, le thermomètre est descendu à -62,7 °C, un record depuis vingt ans. La ville connaît aussi des étés extrêmes, avec des moyennes dépassant 26 °C en juillet, ce qui lui vaut le record mondial de la plus grande amplitude thermique annuelle. La région est également riche en pétrole, gaz et or, renforçant son potentiel économique. Iakoutsk se situe à six fuseaux horaires à l’est de Moscou et n’est pas reliée par voie ferrée directe. Elle est desservie par la « Route des Os », une route construite par les prisonniers du Goulag sous le régime de Staline. L’avenir économique de la ville est vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux du diamant et à l’épuisement des gisements accessibles. Le journaliste Sylvain Tesson a évoqué Iakoutsk en 2011 dans Le Figaro, et une niche du tourisme extrême s’est développée, avec des agences proposant des expéditions dans la région. À proximité, le village d’Oïmiakon détient le record de la température la plus basse dans une zone habitée, avec -71,2 °C, mais il est trop petit pour être considéré comme une ville. Malgré des conditions de vie difficiles, Iakoutsk reste un lieu fascinant, attirant l’attention pour son climat extrême, son importance économique et historique unique.